Michel Maxime Egger, portrait d’un écothéologien
Pour un certain nombre de chrétiens, c'est dans l'intériorité, dans la rencontre intime avec Dieu, que l'on trouve la force et l'élan pour s'engager en faveur de l'écologie. Ainsi, l'écothéologien suisse Michel Maxime Egger se dit "méditant-militant". Ce sociologue de formation nous décrit son parcours spirituel ancré dans la tradition orthodoxe.
Pour l'écothéologien Michel Maxime Egger, c'est "dans l’intériorité est le levier, la source de l’engagement" écologique ©wikimedia commonsLes épisodes répétés de canicule nous alertent chaque été désormais sur l’urgence d’agir pour le climat. Et cependant, on peine à croire que les choses puissent changer. Et s'il nous fallait vivre une conversion intérieure pour susciter un engagement écologique ? Depuis plus de dix ans, les catholiques sont sensibilisés à l’écologie intégrale grâce à l’encyclique du pape François Laudato Si’. Mais la tradition orthodoxe propose une sagesse particulière sur les relations entre l’Homme, le cosmos et Dieu. La tradition orthodoxe offre des pistes pour vivre une transition intérieure. C’est ce dont témoigne Michel Maxime Egger, écothéologien suisse de tradition orthodoxe.
Le centre spirituel Sainte-Croix
C’est un lieu apaisant pour ceux qui viennent y vivre des sessions spirituelles. Le centre spirituel Sainte-Croix, dans la commune de Monestier, en Dordogne, séduit ceux qui le fréquentent par sa beauté et la qualité des offices.
"Je trouve remarquable tout ce qui a été développé ici depuis une quarantaine d’années comme ouverture d’espaces de guérison conjointe de la terre et de l’humanité, confie Michel Maxime Egger, sachant que les deux sont quand même bien en souffrance aujourd’hui."
"Méditant-militant"
Michel Maxime Egger est un habitué des lieux, lui qui se dit "en lien spirituel depuis une trentaine d’années avec le Père Philippe Dautais". Prêtre orthodoxe du Patriarcat de Roumanie, Philippe Dautais est le fondateur, avec son épouse Élianthe, du centre Sainte-Croix, dans les années 80. Michel Maxime Egger y a assisté à plusieurs sessions, dont certaines ont eu un impact puissant sur sa vie intérieure. Il cite par exemple celle en 2005 sur "La personne méditante-militante".
Sociologue, essayiste et conférencier, Michel Maxime Egger est aussi "un apprenti méditant-militant. C’est un chemin d’apprentissage qui n’est jamais fini, précise-t-il. Un chemin spirituel de transformation de soi avec un engagement citoyen pour la transformation du monde." Et si le mot "méditant" vient avant "militant", c’est parce que "dans l’intériorité est le levier, la source de l’engagement, ce qui va lui donner sens, ce qui va l’orienter et me donner l’élan pour avancer".
Nous sommes avec la terre, avec le vivant, avec tous les êtres qui l’habitent, dans une communauté d’êtres, de vies et de destins
Portrait d’un écothéologien
Michel Maxime Egger est un écothéologien d’enracinement orthodoxe, auteur de nombreux ouvrages sur l’écospiritualité. Sa spécialité, c’est la théologie de l’écologie. "Pour moi, il n’y a pas d’un côté l’écologie et de l’autre la spiritualité mais les deux forment un tout. Ils sont indissociables, parce que nous sommes avec la terre, avec le vivant, avec tous les êtres qui l’habitent, dans une communauté d’êtres, de vies et de destins."


En partenariat avec Le Jour du Seigneur.




