Mary Vienot : « Mon fils Igor m'a appris une autre manière d'aimer »
Comédienne, clown, fondatrice de la Compagnie Le Puits, Mary Vienot publie Tu ne m'as jamais dit maman, un récit bouleversant consacré à son fils Igor, porteur d'autisme et de handicap intellectuel. Derrière ce témoignage très personnel se dessine un véritable chemin de foi, où l'art, la fragilité et la rencontre des plus pauvres ont profondément transformé sa manière de croire.
Mary VienotIl y a des livres qui racontent une existence. D'autres qui deviennent un témoignage. Tu ne m'as jamais dit maman, publié aux éditions Mediapole, appartient à cette seconde catégorie. Mary Vienot y adresse une longue lettre à son fils Igor, décédé en 2019 à l'âge de trente-trois ans. Un fils qui ne lui a jamais prononcé le mot « maman », mais qui a profondément bouleversé sa manière d'aimer, de vivre et de croire.
Pour comprendre ce livre, il faut pourtant remonter bien avant la naissance d'Igor. Car le parcours de Mary Vienot s'enracine dans une autre histoire : celle d'une jeune Anglaise venue en France pour apprendre le théâtre, qui découvre à Taizé une foi devenue enfin personnelle, avant de consacrer sa vie à mettre l'art au service de l'Évangile et des plus fragiles.
À Taizé, j'ai découvert une joie que je ne connaissais pas. C'est là que ma foi est devenue la mienne.
La joie de Taizé comme point de départ
Élevée dans une famille catholique d'origine irlandaise, Mary Vienot reçoit très tôt une éducation chrétienne. Pourtant, cette foi demeure longtemps une tradition familiale plus qu'une conviction personnelle.
Le déclic survient à vingt-cinq ans, lors d'un séjour à la communauté œcuménique de Taizé. « Pour la première fois, je voyais des jeunes vivre leur foi avec une joie extraordinaire. Beaucoup étaient italiens. Je me suis demandé d'où venait cette joie. Au même moment, j'entendais cette annonce si simple : "Le Christ est ressuscité". J'ai relié les deux. Je me suis dit : si cette joie vient de là, alors moi aussi je veux la connaître. »
Mary revient plusieurs fois à Taizé avant d'y devenir permanente. Ces années sont décisives. Elles forgent autant sa vie spirituelle que ses premiers engagements auprès des jeunes.
L'image des fleurs déracinées
À Taizé, une autre expérience va orienter toute son existence. Depuis plusieurs mois, elle demande à Dieu ce qu'il attend d'elle. La réponse tarde à venir. Un jour, après une longue prière, elle quitte l'église avec un sentiment de révolte. « Je lui ai dit : "Si tu ne peux pas me répondre, débrouille-toi sans moi." » C'est alors qu'une image s'impose à elle avec une grande force : un champ de fleurs magnifiques... mais toutes déracinées. Elle y voit aussitôt un appel. Son désir de faire du théâtre est bien réel, mais il manque encore d'enracinement. Si elle veut consacrer sa vie à cette vocation, elle doit d'abord se former sérieusement. Quelques mois plus tard, cette intuition la conduit à l'École internationale Jacques Lecoq, à Paris, l'une des plus prestigieuses écoles de théâtre d'Europe.
Une rencontre déterminante
À Paris, une autre rencontre va changer le cours de sa vie. Un ami lui présente Michel Vienot avec cette formule amusée : « Il est un peu farfelu... mais je crois que vous allez bien vous entendre. » Le pronostic se révèle juste. Depuis près d'un demi-siècle, tous deux partagent une même aventure familiale, artistique et spirituelle. Ensemble, ils créeront la Compagnie Le Puits, mais auparavant un autre engagement va profondément les marquer.
Choisir de descendre l'échelle
Au début de sa carrière, Mary Vienot comprend rapidement que le théâtre peut conduire vers une reconnaissance artistique. Pourtant, cette perspective ne la satisfait pas. « J'avais l'impression qu'on me proposait de monter une échelle. Et moi, je voulais plutôt la descendre. » Cette intuition rejoint l'engagement de Michel auprès d'ATD Quart Monde. Si cette sensibilité existait déjà dans son enfance — elle choisissait volontiers de travailler auprès de personnes handicapées pendant les vacances —, c'est au contact du mouvement fondé par Joseph Wresinski qu'elle prend une autre dimension.
Pendant douze ans, le couple partage la vie des familles les plus pauvres. Une expérience fondatrice. « ATD Quart Monde nous a donné un socle extrêmement solide. Nous y avons appris que la rencontre des plus fragiles transforme autant celui qui accueille que celui qui est accueilli. » Peu à peu pourtant, un autre appel se fait entendre. Mary ressent le besoin de parler plus explicitement de la foi à travers le théâtre. Avec Michel, elle quitte alors ATD Quart Monde pour créer la Compagnie Le Puits, où le clown, la poésie et les récits bibliques deviendront les instruments d'une même quête : dire quelque chose de Dieu à travers la beauté, le rire et les émotions humaines.
Quand le théâtre devient un langage de foi
Quitter ATD Quart Monde ne signifie pas abandonner ce qui a profondément façonné le couple Vienot. Bien au contraire. Mary et Michel emportent avec eux cet apprentissage de la rencontre et choisissent de lui donner une autre forme : le théâtre. La Compagnie Le Puits naît de cette conviction que l'art peut rejoindre chacun, bien au-delà des discours. « Le théâtre permet d'aller très loin dans les émotions. Il peut ouvrir une porte que les mots seuls n'ouvrent pas toujours. »
Pendant près de cinquante ans, les deux artistes sillonnent les routes de France avec des spectacles où se croisent le clown, la poésie, les textes bibliques et les grandes questions humaines. Une écriture exigeante, mais toujours accessible, qui ne cherche jamais à donner des leçons. « Nous avons toujours voulu raconter des histoires qui rejoignent la vie des gens. »
Le pari du clown
L'un des premiers spectacles créés en Isère est consacré à la rencontre entre Jésus et la Samaritaine. Un spectacle... de clown. Aujourd'hui encore, Mary Vienot sourit en évoquant les hésitations des débuts. « Je me demandais s'il fallait enlever le nez rouge au moment où le Christ apparaissait. Puis nous avons compris que non. Le clown pouvait rester clown jusqu'au bout. » Ce choix résume assez bien toute la démarche de la Compagnie Le Puits. Le rire n'empêche jamais la profondeur. Au contraire, il désarme le spectateur, l'invite à se laisser toucher autrement.
Quelques années plus tard, le couple imagine Gertrude et le Plumeau, un spectacle inspiré de la tradition anglaise des mystères médiévaux. Le défi est audacieux : raconter toute l'histoire du salut, de la Genèse jusqu'à la Résurrection, avec l'énergie du clown et la simplicité du théâtre populaire. « Nous avons toujours aimé prendre des chemins inattendus pour parler de la foi. »
La rencontre d'Etty Hillesum
Parmi toutes les figures qui ont nourri son travail, une occupe une place particulière : Etty Hillesum. Cette jeune femme juive, morte à Auschwitz en 1943, continue aujourd'hui d'inspirer l'un des spectacles que Mary Vienot joue encore régulièrement : Le Souffle d'Etty.
Pourquoi cette fidélité ? « Parce qu'elle me parle directement. » Mary Vienot raconte avoir découvert chez Etty Hillesum une pensée étonnamment limpide. « Je ne suis pas une intellectuelle. Pourtant, quand je lis Etty Hillesum, je comprends immédiatement ce qu'elle veut dire. Elle trouve des mots qui vont droit au cœur. » Au milieu de la barbarie nazie, Etty choisit de ne pas laisser la haine envahir son existence. Son journal devient le récit d'un immense chemin intérieur. « Elle comprend qu'avant de vouloir changer le monde, il faut d'abord mettre de l'ordre en soi. Puis elle découvre peu à peu que Dieu habite déjà cette vie intérieure. » Une intuition qui rejoint profondément celle de Mary Vienot. Toutes deux refusent une foi abstraite. Toutes deux découvrent un Dieu qui se révèle au cœur même de la vie quotidienne.
Dieu n'est pas d'abord une idée. Il est une présence que l'on apprend peu à peu à reconnaître.
Puis Igor est arrivé…
Lorsque Mary Vienot évoque la naissance de son quatrième enfant, le ton change. Toute sa vie artistique, toute sa vie familiale et même sa manière de croire vont progressivement être transformées par celui auquel elle consacrera plus tard son livre Tu ne m'as jamais dit maman. Igor naît avec un autisme sévère et un handicap intellectuel. Les premières années sont marquées par l'incompréhension. À cette époque, les connaissances médicales restent limitées. Les réponses apportées aux familles sont souvent insuffisantes. « Nous nous sommes parfois sentis très seuls. » Pourtant, ce n'est pas la souffrance qui domine son récit. Très vite, un autre regard s'impose. « J'étais sans doute la seule à connaître toute son histoire. Je ne voulais pas qu'elle disparaisse avec lui. » Après le décès d'Igor, en 2019, écrire devient une nécessité. Non pour entretenir la douleur, mais pour continuer à faire vivre celui qui, pendant trente-trois ans, a transformé toute une famille.
Ce livre n'est pas seulement le récit d'une vie. C'est une manière de dire que cette vie continue de porter du fruit.
« Igor nous a appris une autre manière de vivre »
Le récit de Mary Vienot aurait pu être celui d'une mère confrontée au handicap de son enfant. Il devient progressivement autre chose : le témoignage d'une femme qui découvre, au fil des années, que celui qu'elle croyait devoir accompagner est aussi celui qui va profondément la transformer. « Nous pensions lui apprendre à vivre. En réalité, c'est lui qui nous a appris à vivre autrement. » Cette conviction traverse tout son livre. Igor ne parle presque pas. Il ne répond à aucun des critères habituels de la réussite. Pourtant, sa présence modifie peu à peu les priorités de toute la famille. « Il nous obligeait à ralentir, à être présents, à accepter que certaines choses prennent du temps. Petit à petit, nous avons compris que la vraie richesse était ailleurs. »
La joie comme langage
Le mot revient sans cesse sous la plume de Mary Vienot : la joie. Une joie inattendue, presque déconcertante. « Igor riait énormément. Son rire était complètement désarmant. Ses frères et sœurs le faisaient parfois rire uniquement pour le plaisir de l'entendre. Et, dès qu'il riait, tout le monde riait avec lui. » Ce rire devient une véritable école de vie. Dans son livre, Mary écrit : « Tu montres un chemin totalement différent de celui de l'efficacité. Ta joie est d'être avec les autres, et notre joie est d'être avec toi. Nous rions, nous dansons, nous jouons. Nous découvrons qu'il est permis d'être un peu fous. »
À travers Igor, toute la famille découvre qu'il existe une autre manière d'habiter le temps. Un temps qui n'est plus dicté par les performances ou les résultats, mais par la qualité de la présence. « Ce qu'il nous donnait était infiniment plus grand que ce que nous pouvions lui donner. »
Quand le handicap révèle l'essentiel
Cette expérience change également le regard porté sur les autres. Mary Vienot refuse les discours qui enferment les personnes handicapées dans leurs seules difficultés. Elle préfère raconter les rencontres, les amitiés, les liens tissés au fil des années. Les obsèques d'Igor en seront le signe le plus visible. Près de cinq cents personnes viennent lui rendre hommage. Des voisins, des amis, des éducateurs, des membres des communautés de l'Arche, des artistes, des familles... « Je crois que beaucoup avaient reçu quelque chose de lui. » Au fond, le livre est aussi écrit pour eux. Pour raconter ce qu'ils n'ont connu qu'en partie. Pour relier les morceaux d'une histoire dont chacun n'avait aperçu qu'un fragment.
Dieu se laisse rencontrer dans la fragilité
Au fil des années, Mary Vienot découvre aussi une autre image de Dieu. Non plus un Dieu qui attend que tout soit parfait, mais un Dieu qui rejoint chacun là où il est. Elle se souvient notamment d'une retraite au cours de laquelle Igor participe à la messe. Très vite, il s'impatiente. Il quitte discrètement l'assemblée et va s'installer... dans les toilettes. Au moment de la communion, le prêtre s'y rend naturellement pour lui porter l'Eucharistie. « Ma première réaction a été de me demander si c'était convenable. Puis j'ai compris que la vraie question était ailleurs. Pourquoi Dieu ne le rejoindrait-il pas là où il était bien ? » Cette scène restera gravée dans sa mémoire. « Ce jour-là, j'ai compris que le sacré n'était pas enfermé dans un lieu. Dieu est libre de rejoindre chacun là où il se trouve. »
« Et toi, tu comprends quoi ? »
Une autre anecdote illustre cette évolution. Au moment de préparer la première communion d'Igor, un prêtre s'interroge : « Mais enfin... qu'est-ce qu'il comprend ? » Le prêtre qui accompagne la famille lui répond simplement : « Et toi... tu comprends quoi ? » Mary Vienot sourit en racontant cet échange. « Tout était dit. Nous croyons souvent comprendre beaucoup de choses de Dieu. En réalité, nous en comprenons si peu. » La foi ne se mesure pas à la capacité d'expliquer. Elle se vit. Et Igor, sans jamais prononcer de longues phrases, lui a appris cette simplicité.
Une présence qui continue
Depuis la mort de son fils, Mary Vienot poursuit sa route. Le manque demeure. Mais il ne dit pas le dernier mot. « Il m'arrive encore de sentir sa présence. Ce sont des instants très brefs, mais ils existent. Je les accueille comme un cadeau. » Aujourd'hui encore, lorsqu'elle rejoint la communauté du Sycomore, à Chambéry, beaucoup viennent spontanément lui parler d'Igor. « On me dit : "Tu es la maman d'Igor..." Alors chacun raconte un souvenir, une rencontre, un éclat de rire. J'ai le sentiment que sa vie continue à irriguer beaucoup d'autres vies. » Pour Mary Vienot, la mort n'a pas interrompu cette relation. Elle en a simplement changé la forme.
La présence d'Igor continue de nourrir ma foi. Elle me rappelle chaque jour que l'amour est plus fort que nos limites.
L'abandon, jusqu'au bout de l'espérance
Au fil des pages de Tu ne m'as jamais dit maman, un chapitre se distingue par sa sobriété. Mary Vienot y raconte les derniers jours d'Igor. Sans pathos, sans révolte non plus. Simplement avec les mots d'une mère qui accepte de laisser monter les questions les plus difficiles. À l'hôpital, famille et amis se relaient. Beaucoup prient pour sa guérison. Puis, au cours d'un temps de partage, une autre pensée surgit en elle. « Nous prions tous pour sa guérison… Mais de quelle guérison parlons-nous ? » Cette interrogation la surprend elle-même. « Est-ce que je demande un autre code génétique ? Un miracle ? Ou bien une guérison plus profonde ? » Et soudain, une phrase s'impose à elle. « Peut-être que sa guérison doit passer par sa mort. » Mary Vienot insiste aujourd'hui encore sur ce moment. « Ces mots ne sont pas passés par mon intelligence. Ils sont sortis de mon cœur. J'aurais préféré ne jamais avoir à les prononcer. » Puis elle se tait quelques instants. « Je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire. »
Cette retenue donne à ces pages une force particulière. Elles ne cherchent ni à expliquer la souffrance ni à la justifier. Elles racontent simplement le chemin intérieur d'une mère qui découvre que la foi ne supprime pas la douleur, mais permet de la traverser.
La foi n'enlève pas la souffrance. Elle permet de continuer à aimer jusque dans la séparation.
Les mots d'un père
Lors des obsèques d'Igor, Michel Vienot prend la parole. Mary garde intact le souvenir de ce texte. Elle le considère comme l'un des plus beaux hommages qu'un père puisse adresser à son enfant. « Igor, nous avons tant cherché à te comprendre. Nous avons tant essayé d'être tes interprètes. Tu nous répondais, mais autrement que par des mots. Ta naissance, ta vie et ta mort demeurent un mystère. J'ai adoré être ton père. » Ces quelques phrases résument à elles seules plus de trente années de vie familiale. Elles disent aussi ce déplacement intérieur auquel le couple a consenti peu à peu. Il ne s'agissait plus de chercher à tout comprendre. Mais d'aimer. Simplement. Le plus fidèlement possible.
Lorsque l'on demande à Mary si elle pourrait dire à son tour : « J'ai adoré être ta mère », elle répond sans hésiter. « Oui. Mais je crois surtout que cet amour nous a été donné. Nous ne l'avons pas fabriqué. Igor a réveillé quelque chose en nous. Il nous a appris une manière d'aimer que nous n'aurions jamais imaginée seuls. »
Le temps de la consolation
Depuis la publication du livre, Mary Vienot reçoit de nombreux messages. Certains viennent de parents confrontés au handicap. D'autres de personnes endeuillées. D'autres encore de lecteurs qui n'ont jamais connu une situation comparable. Tous disent avoir trouvé dans ce témoignage quelque chose qui les rejoint. L'un de ces courriers l'a particulièrement touchée. « Une personne m'a écrit : "Ce livre devrait être lu par tous ceux qui cherchent de la consolation." » Le mot revient plusieurs fois au cours de notre entretien. La consolation. Non comme l'effacement de la souffrance. Mais comme cette présence discrète qui permet de continuer à avancer. « Le livre ne m'appartient plus. Si des lecteurs y trouvent un peu de consolation, alors j'en suis profondément heureuse. »
Quand l'art prolonge la vie
Chez Mary Vienot, il est impossible de séparer la création artistique de l'expérience personnelle. Les spectacles naissent souvent de ce qui a été vécu. C'est le cas de Maintenant que j'ai l'âge de ma grand-mère, qu'elle continue de jouer aujourd'hui. Elle y raconte un rêve confié par une amie de la communauté du Sycomore, quelques semaines après la mort d'Igor. Dans ce rêve, une immense fête rassemble les habitants du Ciel. Igor est là. Il fait les mêmes petits bruits que durant sa vie terrestre. Mais, cette fois, chacun comprend ce qu'il exprime. Et, pour la première fois, sa mère le comprend elle aussi. « J'ai trouvé cette image magnifique. Elle ne cherche pas à expliquer le Ciel. Elle dit simplement qu'un jour toute relation sera pleinement accomplie. » On retrouve ici ce qui traverse toute l'œuvre de Mary Vienot : le théâtre ne sert pas à démontrer. Il ouvre un espace où chacun peut accueillir un mystère.
Une lumière discrète
En refermant Tu ne m'as jamais dit maman, on comprend que ce livre parle finalement de bien plus que du handicap. Il parle de la manière dont une existence fragile peut transformer tous ceux qui l'approchent. Il parle du regard que nous portons sur la réussite, sur la différence, sur la vulnérabilité. Il parle aussi d'une foi qui ne donne pas toutes les réponses, mais qui apprend à reconnaître une présence jusque dans les moments les plus obscurs. Mary Vienot ne cherche jamais à convaincre. Elle témoigne. Avec la simplicité qui caractérise les grandes rencontres. Son récit rappelle que certaines vies, pourtant éloignées des critères habituels de la réussite, deviennent des sources de lumière pour des centaines de personnes. Et qu'au cœur même des blessures peut naître une joie profonde, capable de traverser le temps.


L'émission qui écoute les chrétiens de la région. Qu'ils vivent leur foi dans des circonstances très particulières ou en toute simplicité, qu'ils aient connu ou non d'extraordinaires expériences, ces hommes et ces femmes se confient au micro des journalistes des radios RCF d'Auvergne-Rhône-Alpes. Dans Chemin de Foi, ils racontent leur itinéraire spirituel, toujours unique : qu'est-ce que le Christ a fait dans leur vie ?
