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"Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour ..." (Lc 10, 38-42)
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"Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour ..." (Lc 10, 38-42)

Un article rédigé par Père Michel Quesnel (50936) - RCF,  -  Modifié le 30 juillet 2021
Prière du matin "Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour ..." (Lc 10, 38-42)

"Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses"

Méditation de l'évangile (Lc 10, 38-42) par le père Michel Quesnel

Chant final: "Je m'assois à tes pieds" par Hélène GOUSSEBAYLE

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
  Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
  Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
  Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
  Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
  Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

En cette fête de sainte Marthe, sœur de Marie de Béthanie et de Lazare, l’évangile dit « de Marthe et Marie » ne présente pas spontanément Marthe sous le visage d’une sainte. Et pourtant…

Cette femme fait tout ce qu’elle peut – un peu trop peut-être – pour que Jésus, qui est son hôte, soit bien traité. On ne saurait le lui reprocher. Là où elle ne tient pas sa place, c’est quand elle donne des ordres à son invité : « Ma sœur m’a laissée faire seule le service. Dis-lui donc de m’aider. » On peut comprendre sa plainte. On ne saurait justifier l’impératif par lequel elle conclut.

Dans sa réaction, Jésus n’adresse pas de reproche à Marthe. Il essaie simplement de calmer sa grogne. Et il justifie le comportement de Marie : « Marie a choisi la bonne part. » J’ai bien lu : « la bonne part. » Presque toutes les traductions écrivent « la meilleure part », mais ces traductions sont fausses. Il n’y a pas de comparatif dans le texte grec.

Autrement dit : la part qu’a choisie Marie est bonne, certes, puisqu’elle écoute ce que le Seigneur enseigne. Mais la part de Marthe n’est pas mauvaise ; c’est aussi une bonne part, puisqu’elle se dépense à fond pour servir son Seigneur. Ce n’est pas parce que son zèle est trop empressé qu’elle est en faute. Il mérite quelque correctif, rien de plus.

Jésus ne compare pas les parts choisies par Marthe et par Marie. « Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père. »     

Donne-nous, Seigneur, d’éviter toutes les comparaisons qui mettent les personnes humaines en concurrence. Il revient à chacun de tirer parti de ses talents, à nous comme aux autres. Béni es-tu, Seigneur, pour toutes les Marthe qui nous aident à vivre.

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