Marien et Roberta : la joie de s'engager dans le mariage avec Dieu
« Notre amour est devenu vertical, ouvert vers les cieux ». Ils se sont mariés en novembre 2025 à l’église Saint-Denis de la Croix-Rousse, à Lyon. Au micro de l’émission Inspiration sur RCF Lyon, Marien et Roberta relisent le chemin qui les a conduits à inviter Dieu au cœur de leur couple. Entre questionnements, redécouverte de la foi et naissance de leur petite fille, leur chemin vers le mariage chrétien s’est imposé comme une évidence. Ils évoquent avec enthousiasme la joie profonde née de cet engagement. Témoignage d’un couple pour qui l’engagement devant Dieu a tout changé.
La joie de s'engager avec Dieu- Marien et Roberta - © RCF Lyon« La foi a surgit sans bruit, comme une évidence »
Leur histoire commence simplement, dans un bar lyonnais où se tiennent des soirées internationales. Elle est italienne, venue de Sicile. Lui travaille derrière le comptoir. Une amitié naît, puis l’amour, quelques années plus tard, après le Covid. Roberta a grandi dans une famille catholique pratiquante, mais s’est peu à peu éloignée de la foi en arrivant en France. Marien, lui, vient d’un univers contrasté : mère issue d’une famille adventiste, père catholique breton, mais pas de baptême. Il se dit même ancien « anticlérical », sceptique, presque nihiliste.
Et puis, pendant le confinement, quelque chose bascule en lui. « J’ai ressenti une chaleur, une lumière dans mon cœur. Je pense que c’est là que j’ai réalisé que j’avais une âme. ». Une expérience intérieure, difficile à dater, mais décisive. La foi surgit sans bruit, comme une évidence. Roberta l’accueille avec simplicité. Peu à peu, ils avancent ensemble : catéchuménat pour lui, retour à la messe pour elle. Leur petite fille, née en 2023, est baptisée en Sicile. La question du mariage chrétien s’impose alors naturellement. Pour Roberta, il s’agit de « donner une dimension spirituelle au-dessus du terrestre ». Pour Marien, le mariage civil reste « horizontal », quand le mariage à l’Église ouvre une « verticalité », une alliance scellée aussi devant Dieu.
« La préparation au mariage nous a remis face à l’essentiel »
Au départ, l'idée de suivre une préparation au mariage en paroisse leur fait un peu peur. Cinq soirées, un week-end, des couples accompagnateurs : le programme paraît dense. Roberta craint d’être jugée. Marien redoute des conseils intrusifs. Ils découvrent tout autre chose. « Personne n’était là pour nous juger. C’était bienveillant, simple, profond ». Très vite, les échanges creusent des sujets qu’ils pensaient réglés. Les quatre piliers du mariage chrétien — liberté, fidélité, fécondité, indissolubilité — deviennent des terrains concrets de dialogue.
La confiance, notamment, est travaillée en vérité. Marien reconnaît ses fragilités passées dans des habitudes de vie qui pouvaient fragiliser l’équilibre du couple. « On pensait que notre couple était acquis ». Le cadre posé par la préparation permet d’en parler sans conflit, avec lucidité. Un autre soir, ils abordent l’enfance, les mots d’amour reçus — ou non. Roberta prend conscience qu’elle pourrait dire plus « je t’aime » à ses parents. Aujourd’hui, elle prononce davantage ces mots essentiels. Et dans leur foyer, ces paroles sont devenues quotidiennes. « Et dire "je t'aime en Christ", ça change complètement de dimension ». La préparation au mariage aura été pour eux un temps mis à part, loin du quotidien, pour se regarder dans les yeux, remettre certaines choses à plat et consolider les bases.
Pendant notre mariage à l'église, j’ai senti comme un câlin sur mes épaules. Un câlin de Dieu
« Unis pour la vie… et pour l’éternité »
« Unis pour la vie, avec Dieu ». Le jour du mariage reste gravé en eux. La célébration à l’église Saint-Denis à la Croix-Rousse à Lyon, les lectures, l’homélie personnalisée, le choix des Noces de Cana — « Dieu qui est présent au mariage » — tout prend une intensité particulière. Roberta est frappée par la présence de nombreux invités peu familiers de l’Église, et pourtant profondément touchés par la messe. Pour elle, l’engagement prend alors une ampleur nouvelle : « Quand on prononce ses vœux devant Dieu, ce n’est pas seulement avec l’autre qu’on s’engage, c’est aussi avec Dieu ».
Marien, lui, parle d’une « empreinte » laissée par le sacrement. Quelque chose qui demeure. Qui façonne le quotidien. Dans leur vie de famille, cette présence change la manière de parler l’un de l’autre, de demander humblement pardon en se regardant dans les yeux. Elle donne une profondeur nouvelle à chaque geste ordinaire.
« Même avec des doutes, osez le mariage chrétien »
Le mariage chrétien, disent-ils, n’empêche pas toutes les difficultés. Mais il offre des fondations solides, une boussole, une grâce sur laquelle s’appuyer. « Le but ultime, c’est le bien de la famille ». À ceux qui hésitent, ils lancent une invitation simple : même avec des doutes, même avec des peurs, oser franchir la porte. Parce que derrière la préparation au mariage, il y a surtout une expérience de vérité, de bienveillance — et de joie.
Un témoignage lumineux et concret pour redécouvrir la beauté du mariage chrétien, comme une alliance à trois — un homme, une femme, et Dieu au cœur.


Des itinéraires inspirants, des cafés philo, du conseil conjugal et familial et de la Communication Non Violente, le samedi à 16h50 et le dimanche à 9h30.
Lætitia de Traversay donne la parole aux hommes et aux femmes qui construisent ce monde, discrètement et passionnément : spécialistes du couple et de la famille, philosophes, formatrices en CNV (Communication Non Violente), des personnes qui osent s'engager et relever des défis, portées par leur foi en Dieu et leur foi en l'Homme.
