Accueil
« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Un article rédigé par Père Jean-Baptiste Arnaud (62976) - RCF, le 6 juillet 2026 - Modifié le 6 juillet 2026
Prière du matin« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Méditation par le Père Jean-Baptiste Arnaud

Chant Final : "Relever le faible" de Glorious

alexandra-seinetalexandra-seinet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

    Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

    Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Source : AELF

Méditation  Père Jean-Baptiste Arnaud

« On se moquait de lui ». Jésus guérit les malades, relève de la mort, et on se moque de lui, on ricane à son sujet. Quel mystère d’endurcissement. L’amour n’est pas aimé, le Sauveur n’est pas reçu. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli. 

Paradoxalement, une telle réaction justifie d’autant plus ce que Jésus est en train d’accomplir en guérissant ces deux femmes, l’une de la mort, l’autre de la perte de sang, c’est-à-dire de la perte de la vie. Ces deux récits imbriqués, comme enchâssés l’un dans l’autre, nous permettent de comprendre comment Jésus guérit. Par un regard et une parole : « Confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée » ; par un geste concret : « Il lui saisit la main et la jeune fille se leva ».

Aujourd’hui, par quelles paroles et par quels gestes le Christ opère-t-il des guérisons, nous rend il la vie ? Par les sacrements, tous les sacrements et spécialement celui de l’onction des malades, toujours à redécouvrir. Par des guérisons intérieures, la consolation des cœurs blessés et brisés, loin du tumulte de la foule qui s’agite bruyamment, là où Jésus crée le silence et la relation personnelle avec lui.

Croyons-nous que Jésus puisse aussi guérir les corps ? Osons-nous lui demander comme le père de la jeune fille : « Viens lui imposer la main et elle vivra » ? Osons-nous lui dire notre espérance de toucher son vêtement, son corps, de croire que l’Eglise nous transmet le salut ? « Et la nouvelle se répandit dans toute la région » : osons-nous entendre les témoignages de ceux qui sont aujourd’hui guéris par lui et qui ? Et dire avec eux : « Je crois en la résurrection de la chair ». Dans la vie éternelle, et dès aujourd’hui.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.