« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)
« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)
Méditation par le Père Jean-Baptiste Arnaud
Chant Final : "Relever le faible" de Glorious
alexandra-seinetÉvangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
« Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.
Source : AELF
Méditation Père Jean-Baptiste Arnaud
« On se moquait de lui ». Jésus guérit les malades, relève de la mort, et on se moque de lui, on ricane à son sujet. Quel mystère d’endurcissement. L’amour n’est pas aimé, le Sauveur n’est pas reçu. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli.
Paradoxalement, une telle réaction justifie d’autant plus ce que Jésus est en train d’accomplir en guérissant ces deux femmes, l’une de la mort, l’autre de la perte de sang, c’est-à-dire de la perte de la vie. Ces deux récits imbriqués, comme enchâssés l’un dans l’autre, nous permettent de comprendre comment Jésus guérit. Par un regard et une parole : « Confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée » ; par un geste concret : « Il lui saisit la main et la jeune fille se leva ».
Aujourd’hui, par quelles paroles et par quels gestes le Christ opère-t-il des guérisons, nous rend il la vie ? Par les sacrements, tous les sacrements et spécialement celui de l’onction des malades, toujours à redécouvrir. Par des guérisons intérieures, la consolation des cœurs blessés et brisés, loin du tumulte de la foule qui s’agite bruyamment, là où Jésus crée le silence et la relation personnelle avec lui.
Croyons-nous que Jésus puisse aussi guérir les corps ? Osons-nous lui demander comme le père de la jeune fille : « Viens lui imposer la main et elle vivra » ? Osons-nous lui dire notre espérance de toucher son vêtement, son corps, de croire que l’Eglise nous transmet le salut ? « Et la nouvelle se répandit dans toute la région » : osons-nous entendre les témoignages de ceux qui sont aujourd’hui guéris par lui et qui ? Et dire avec eux : « Je crois en la résurrection de la chair ». Dans la vie éternelle, et dès aujourd’hui.


Chaque matin, l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.
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