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RCF "Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra" (Mt 9, 18-26)
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"Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra" (Mt 9, 18-26)

Un article rédigé par Baujard Monique (59821) - RCF, le 8 juillet 2024  -  Modifié le 8 juillet 2024
Prière du matin "Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra" (Mt 9, 18-26)

"Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra"

 

Méditation de l'évangile (Mt 9, 18-26) par Monique Baujard

 

Chant final : "La guérison" par Glorious

alexandra-seinet alexandra-seinet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

    Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

    Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Source : AELF

Méditation  Monique Baujard   

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus ramène à la vie la fille d’un notable et guérit une femme qui souffrait d’hémorragies. Le notable et la femme sont dans une situation de détresse. Le notable a perdu son enfant. La femme subissait, en plus de sa maladie, une exclusion sociale car les pertes de sang la rendaient impure au sens des préceptes de la société juive de l’époque. Mais les deux font preuve d’un acte de foi, d’une confiance totale en Jésus. Et celui-ci dit à la femme : « ta foi t’a sauvée ». Hier nous entendions un passage de l’Evangile où Jésus était à Nazareth et où le manque de foi l’empêchait d’accomplir des miracles. Ces récits viennent questionner notre image de Dieu et de sa toute-puissance. Pourquoi un Dieu tout-puissant aurait-il besoin de notre foi pour agir ? Est-ce que sa toute-puissance ne lui permettrait pas d’agir comme il veut quand il veut, indépendamment de l’état d’esprit des pauvres humains ? L’Evangile nous invite à convertir notre image de Dieu. L’accent mis pendant des siècles sur « le Père tout-puissant » a peut-être éclipsé le fait que notre foi est avant tout relationnelle, qu’elle est cet acte de confiance en la personne de Jésus. C’est cette relation personnelle nouée avec le Christ qui nous transforme. C’est à travers cette relation que Dieu agit. Dans le christianisme, il n’y a pas de place pour un Dieu lointain qui d’un coup de baguette magique arrangerait nos problèmes, ni pour des procédés spectaculaires garantissant des guérisons miraculeuses. Certes, l’Esprit souffle et l’inattendu de Dieu peut toujours se manifester. Mais c’est dans cette relation de confiance avec le Christ, patiemment tissée par la prière et l’attention aux autres, précieusement conservée à travers les épreuves, que l’extraordinaire de Dieu peut trouver place dans nos vies.

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

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