Lille : avec l’afflux de catéchumènes, un “frémissement” de vocations religieuses
Le 2 février, l'Église célèbre la vie consacrée. Les nouvelles vocations restent encore marginales dans le diocèse de Lille. Pourtant, avec l’afflux de catéchumènes, un frémissement se fait sentir, explique le père Charles-Marie Rigail, responsable du service vocations dans le diocèse de Lille.
on ne donne pas sa vie pour quelque chose qui est en déclin, mais on peut donner sa vie pour accompagner cette soif spirituelle qui se manifeste dans ces catéchumènes” d'après le père Charles-Marie Rigail, du diocèse de Lille. Crédits photos: © Pascal Deloche / Godong “A l’université, on a vu en effet les chiffres de demandes de baptême, de communion et de confirmation littéralement exploser ces dernières années” s’enthousiasme le père Charles-Marie Rigail, aumônier de l’université catholique de Lille. “Mais on n’a pas vu les mêmes statistiques pour les vocations. On ne suit pas la même courbe” reconnaît celui qui est par ailleurs responsable du service vocations dans le diocèse. Un diocèse particulièrement concerné par le phénomène des catéchumènes puisque près d’un habitant sur trois à Lille est étudiant.
Un “frémissement”, deux jeunes en discernement pour entrer au séminaire
“Il y a un lien avec cet afflux de catéchumènes, car on sent une vraie dynamique du type des Actes des Apôtres [qui relate la vie missionnaire des apôtres après la Résurrection du Christ, ndlr]. Et cette dynamique est appelante : on ne donne pas sa vie pour quelque chose qui est en déclin, mais on peut donner sa vie pour accompagner cette soif spirituelle qui se manifeste dans ces catéchumènes” souligne-t-il.
Ainsi, d’après le responsable du service des vocations du diocèse de Lille, les chiffres pourraient être plus importants dans les années à venir: “Il y a un frémissement” confie le père Rigail. Concrètement, le diocèse de Lille accueille cette année deux jeunes hommes en année de propédeutique, l’année de discernement avant une éventuelle entrée au séminaire. “C’est fragile et discret, mais nous n’en avions pas eu depuis plusieurs années!” se réjouit-il.
Une dynamique de croissance ?
Et la dynamique ne devrait pas s’arrêter là : “il y a plus de jeunes qui se posent des questions, aux profils plus variés.”
Mais comment soutenir cette dynamique ? “Il faut vraiment prier pour avoir des vocations” rappelle le père Charles-Marie Rigail. “Il s’agit de simplement confier ces personnes qui se posent des questions. Plus on priera pour eux, plus on dira qu’ils sont importants, plus je pense que naîtra dans le cœur des jeunes le désir de le devenir” Mais il est aussi important de “remercier les personnes consacrées (prêtres, religieux, laïcs consacrés, etc.) pour le don de leur vie. Pour le 2 février, n’hésitez pas à leur envoyer un petit message par exemple” conseille-t-il. Une démarche simple qui contribue à “redire au monde qu’on a besoin des vocations consacrées”.


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