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Liban : "Ce serait une trahison de perdre l'espoir"

Liban : "Ce serait une trahison de perdre l'espoir"

Un article rédigé par Amaury Guillem et Nina Pavan - Dialogue RCF (Aix-Marseille),  -  Modifié le 23 septembre 2021

Le Liban, comme pays et comme peuple, vit une "guerre d'identité" selon les mots du père Agapios Kfoury. De passage à Marseille, le curé de la cathédrale Melkite de Beyrouth revient sur la situation de son pays, un an après la catastrophe du port de Beyrouth, mais aussi après plusieurs années de troubles politiques et sociaux.

Photo by <a href="https://unsplash.com/@charbelkaram?utm_source=unsplash&utm_medium=referral&utm_content=creditCopyText">Charbel Karam</a> on <a href="https://unsplash.com/s/photos/lebanon?utm_source=unsplash&utm_medium=referral&utm_content=creditCopyText">Unsplash</a>   Photo by Charbel Karam on Unsplash

Nous n'avons pas peur, nous sommes toujours dans l'espérance. Père Agapios Kfoury

 

De passage à Marseille, le père Agapios Kfoury est passé par les studios de Dialogue RCF pour évoquer la situation de son pays, fragilisé. 

 

Le Liban, pays durement touché par une crise économique, des troubles politiques et des changements religieux, continue d'avancer malgré tout. Pour Agapios Kfoury son pays reste habité par une force indescriptible de se relever, de vivre l'espérance, défiant les forces internes et étrangères qui oeuvrent pour un renversement du pays, selon lui.

 

Il est volontairement aveugle celui qui ne réalise pas que le projet du parti du Hezbollah, de 1982 à aujourd'hui a été de préparer le terrain, social culturel et politique, pour mettre en place un état islamique. 

 

Face à cette situation paralysée, lorsqu'il contemplait un départ forcé de son pays, l'explosion du port de Beyrouth a tout changé. 

 

Il comprends ceux qui ont dû fuir leur pays, mais il a fait le choix de rester pour témoigner de cet esprit de résistance qui anime tant de libanais, qui souhaitent voir leur pays redevenir ce qu'il a été.

 

Il évoque aussi le courage des écoles catholiques qui, dans cette même veine, restent implantées dans le territoire, résilientes et résistantes quoi qu'il en coûte.

 

Confronté à la souffrance pure, au chagrin criant des personnes qu'il rencontre au Liban, le père Agapios Kfoury essaye d'être une écoute attentive. Si la foi est un socle sur lequel il s'appuie, il ne se cache pas derrière une image de prêtre, il avoue volontiers être atteint en plein coeur par ce que vivent les libannais. 

 

Quel message pour Marseille ? 

 

Pour le père Agapios Kfoury la solidarité est la valeur essentielle à protéger. Ils appelle les chrétiens à voir en l'Autre un être créer à l'image de Dieu, rappelant que Jésus est mort même pour ceux qui l'ont crucifié, pour ceux qui ne l'ont pas reconnu. 

 

Il exhorte à retrouver le Christ parmi les personnes que nous rencontrons, et vivre une fraternité humaine. 

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