Les saints liégeois : Eve de Saint-Martin
Le 4 juin, nous célébrons la vie d’Eve de Saint-Martin. Cette recluse à la basilique St-Martin a joué un rôle important dans l’officialisation de la Fête-Dieu qui, en 2026, tombe le 4 juin également. Retour sur la vie de cette sainte liégeoise.
La basilique Saint-Martin dans laquelle Eve de Saint-Martin a vécu recluse pendant plusieurs décennies ©Armelle Delmelle/RCF LiègeEve de Saint-Martin, voit le jour vers 1205 et est décédée vers 1265. Le fait qu’elle ait payé une maison pour Julienne et qu’elle ait une servante indique qu’elle venait probablement d’une famille aisée. Son éducation tend à confirmer cela puisqu’elle récitait l’office en latin.
Un destin lié à celui de Julienne de Cornillon
Aujourd’hui, il ne nous reste que peu d’informations précises sur la vie d’Eve de Saint-Martin. Cependant, elle est mentionnée à de nombreuses reprises en lien avec Julienne de Cornillon. Les deux saintes sont en effet les instigatrices de la Fête Dieu, fête du Saint-Sacrement, encore célébrée un peu partout dans le monde à l’heure actuelle.
Si Eve de Saint-Martin a elle-même rendu visite à Julienne lorsqu’enfant, celle-ci était malade, l’inverse est aussi vrai. En effet, de nombreux récits qui nous sont parvenus expliquent que Julienne s’est rendue à la recluserie pour visiter Eve. Dans la plupart de ces récits, elle partage des prophéties qu’elle a reçues avec la recluse.
Recluse à la basilique Saint-Martin
Entre 1226 et 1231, Eve décide de devenir recluse. Si elle a pu douter de cette vocation, son amie Julienne l’encourage à poursuivre dans cette voie et lui promet de lui rendre visite à la recluserie. De nombreux passage de la Vitae de Julienne, probablement retranscrit par Eve de Saint-Martin elle-même, décrivent ces visites parfois ponctuée de vision pour Julienne.
Le choix de Saint-Martin comme lieu d’ermitage pour Eve pourrait être dû à la présence sur place du chanoine Jean de Lausanne.
La reconnaissance de la Fête-Dieu
Si Julienne de Cornillon à fait de la Fête-Dieu l’œuvre de sa vie, Eve de Saint-Martin n’en a jamais été loin. Après le décès de son amie en 1258, c’est elle qui reprendra le projet pour le faire reconnaitre et célébrer par l’Église universelle. C’est ce qui arrivera en 1264 quand Jacques Pantaléon, anciennement Vicaire Général de Robert de Thourotte et devenu le pape Urbain IV, officialise la fête du Saint-Sacrement après avoir demandé son soutien à Eve.



