Les premiers pas du Père Gérard Diene en Bourbonnais
Ancien vicaire général de l'archidiocèse de Dakar, le Père Gérard DIENE est arrivé en Bourbonnais il y a quelques semaines. Il démarre sa mission au service du diocèse de Moulins en tant que vicaire de la paroisse Notre-Dame de Moulins. Portrait.
Père Gérard DIENE @RCF03/JCJérémi COULON, coordinateur de la rédaction de RCF Allier : Vous avez été ordonné prêtre en 1990 pour l’archidiocèse de Dakar. Quels ont été vos différents ministères ?
Père Gérard : J'ai d'abord servi deux ans dans la paroisse où se trouve actuellement le Père Thierry Guérin-Boutaud, à Mbour où j'étais vicaire pendant deux ans. Après ces deux ans, je suis allé un peu plus dans le sud, sur l'île de Fadiouth, qui est très connue, où j'ai servi deux ans comme vicaire et juste après sept ans comme curé. Après cela, j'ai été nommé à la direction des œuvres, où je me suis occupé de l'apostolat des laïcs pendant quatre ans. Au terme de ces quatre ans, je me suis retrouvé dans le Sine, c'est la zone rurale de l'archidiocèse, où j'ai été curé de la paroisse Notre-Dame de la Paix de Thiadaye pendant neuf ans. Une paroisse que l'on appelait "la paroisse aux cent clochers" tellement elle était étendue. Après cela, je suis venu à la cathédrale de Dakar comme curé. J'ai fini comme vicaire général de l'archidiocèse.
JC : Depuis septembre, vous êtes en Bourbonnais. Qu'avez-vous découvert de ce territoire ?
Père Gérard : Quand je suis arrivé, j'ai eu la chance d'accompagner Mgr Beaumont à sa visite pastorale à Domerat. Les paysages sont magnifiques. C'est quelque chose qui m'a frappé. A la maison paroissiale Saint Gabriel de Moulins, où je réside actuellement, je me sens particulièrement bien parce qu'entouré du monastère du Carmel et de celui de la Visitation, deux structures contemplatives qui nous portent dans la prière. Je découvre aussi une Église qui essaie de se réinventer, qui essaie d'être à l'écoute de l'Esprit pour trouver la meilleure formule, pas pour continuer à vivre, mais pour continuer à s'épanouir, être au service du Christ.
JC : Qu'est-ce que vous ne connaissiez pas par rapport à l'église d'Afrique, d'où vous venez ?
Père Gérard : Bien fondamentalement d'abord, pour moi, j'évite de me mettre dans une situation de comparaison. Je ne compare pas l’Église d'Afrique à l’Église de France. Ce dont j'ai vraiment envie, c'est de cheminer, c'est de marcher. Le Pape Léon parle de synodalité, c'est être au cœur de cette synodalité, marcher avec d'autres. Je me mets aussi dans une attitude fondamentale, celle de l'écoute. L'écoute, c'est l'écoute du Christ qui nous parle, mais aussi c'est l'écoute mutuelle. C'est la première fois que je vais en mission à l'étranger. Je suis d'un tempérament enthousiaste et je me dis qu'avec le Christ, tout se passe toujours bien, même quand ça ne se passe pas comme on veut. L'église de Moulins va m'apprendre beaucoup de choses. L'église de Moulins est aussi en mission vers moi.


Chaque semaine, Jérémi Coulon vous invite à découvrir l'actualité chrétienne de la province d'Auvergne. Rendez-vous diocésains, conférences, rencontres et activités pastorales, vous saurez tout grâce au magazine Vitamine C, le magazine des chrétiens qui se bougent en Auvergne.

