L’Église en printemps : une retraite à Saint-Thierry, source de foi et de fraternité
Au cœur de l’abbaye de Saint-Thierry, une trentaine de catéchumènes et leurs accompagnateurs vivent deux jours de récollection, entre prière, partage et découverte. Un temps fort pour approfondir leur marche vers les sacrements, nourrir leur soif spirituelle et tisser des liens fraternels. Entre ateliers, témoignages et moments de silence, l’Esprit souffle, transformant les cœurs et éclairant les chemins. Une expérience qui rappelle celle des apôtres sur le Mont Thabor : une lumière pour le quotidien, une source de Vie.
Monastère de St ThierryUne Église au printemps !
Début mars, après deux premières rencontres, à Benoîte-Vaux et à Dieue sur Meuse pour « l’appel décisif », une trentaine de catéchumènes, en marche vers le baptême, la première communion et la confirmation, se retrouvent à l’abbaye bénédictine de Saint Thierry, au-dessus de Reims… Une douzaine d’accompagnateurs sont avec eux. Parmi eux, deux prêtres et trois couples de diacres. L’équipe diocésaine responsable du catéchuménat a soigneusement préparé cette « récollection » et Noémie l’anime avec douceur et fermeté. Elle sait rythmer à point les activités de ces deux jours de retraite à St Thierry. Merci, Noémie !

Une « récollection » ? Comprenez un temps de retrait par rapport aux activités habituelles, pour faire le point sur le chemin déjà parcouru vers le sacrement demandé à l’Église ; un temps pour envisager la suite de ce parcours et se projeter dans « l’après-sacrement ».
Après un pique-nique sur l’herbe fraîche, le jeu de connaissance permet de faire « Bingo » carton plein en mettant un prénom sur un visage…un talent…un curé, un diacre, un accompagnateur, un catéchumène… l’atmosphère, s’est vite détendue…
Ces deux jours à Saint Thierry, sont émaillés de temps de prières personnelles et collectives, entre nous et avec la communauté des sœurs, au son du psaltérion. Un temps d’adoration du Saint-Sacrement est fort apprécié, à l’issue duquel est donnée la possibilité de parler avec un prêtre ou de se confesser pour ceux d’entre nous déjà baptisés. Nous pouvons, grâce aux deux exposés du Père Alphonse, approfondir le mystère de l’Eucharistie (son origine dans la mort et la résurrection de Jésus et ce qu’elle produit en nous, si nous lui ouvrons notre cœur). Deux temps d’ateliers permettent de partager et de se questionner sur le déroulement de la messe, et de nous exprimer sur un texte d’Évangile. Nous recevons aussi témoignage d’une religieuse sur sa vie dans la communauté, une épreuve et une grâce.
Le tout est empreint de fraternité, rien de tel que les vaisselles faites ensemble pour faire connaissance ; rien de tel que les pauses et la veillée-détente pour échanger, se confier, se découvrir et s’apprécier, rire et chanter !

Nous nous sentons bien, comme les apôtres sur le Mont Thabor… nous faisons l’expérience de la dimension spirituelle, surnaturelle de la foi. Mais il nous faut redescendre pour rejoindre notre quotidien ; Il faudra encore creuser, mûrir, pour découvrir comment notre attachement au Christ transfigure notre vie quotidienne...
Nous recevons également, comme la Samaritaine autour du puits de Jacob, la révélation de Jésus comme une source jaillissante de Vie, d’une Vie qui a dimension d’éternité ! Nous, jeunes adultes ont soif : soif de sens, de profondeur, de foi, de transcendance… et la proximité du Christ dans la prière assouvit cette soif.

Un catéchumène s’enthousiasme : « Cette retraite a été un moment riche car nous avons pu apprendre beaucoup de choses ; cela a aussi été un temps de repos nécessaire qui a fait beaucoup de bien. »
Un autre à qui je demande pourquoi il s’intéresse au catholicisme me répond : « J’ai entendu des paroles de Jésus, et chaque fois, il se passe quelque chose en moi, comme une chaleur qui m’envahit... » Je lui réponds : « Tu fais l’expérience des pèlerins d’Emmaüs, qui sentaient leur cœur tout brûlants, tandis que Jésus leur parlait. » « Et moi, continue Jeanne, mes perspectives étaient bouchées, je ne voyais pas où aller, que faire de ma vie ; j’ai prié et mon avenir s’est éclairé ! »
Nous aimons rendre service, à la mesure de nos moyens et du temps dont nous disposons. A la question « Quel engagement pensez-vous prendre dans l’Église ? » Pascal me répond : « Je suis étudiant dans la finance à Paris, j’aimerais aider à la comptabilité de ma paroisse. »
Et que de découvertes de l’autre, que de partages et de lâcher prise, bref ça fait un bien fou à chacun… Catéchumènes et accompagnateurs… L’Esprit souffle… et nous remplit d’espérance !

Merci à vous les catéchumènes, nous continuons à prier pour vous et serons à vos côtés dans la nuit de Pâques et la veille de la Pentecôte. Marie, la première en chemin, conduis-nous à ton Fils !
