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La méditation de pleine de conscience : une démarche spirituelle ou une quête de bien-être ?
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La méditation de pleine de conscience : une démarche spirituelle ou une quête de bien-être ?

RCF,  -  Modifié le 30 mars 2022

La méditation de pleine conscience "ça peut démarrer sans Dieu et se terminer avec Dieu". Si beaucoup de ceux qui la pratiquent sont en quête de bien-être, d'autres visent une démarche proprement spirituelle. La méditation est-elle une prière comme une autre ? Le prêtre, théologien et historien catholique, Bernard Minvielle a essayé de comprendre ce qui fait son succès. Dans "Pourquoi la méditation ne suffit pas" (éd. Cerf) il montre aussi ce que la tradition chrétienne peut apporter à nos contemporains en quête de sagesse.

©Corinne SIMON/CIRIC ©Corinne SIMON/CIRIC

La méditation de pleine conscience, une recherche de bien-être ou de spiritualité ?

Utilisée en psychothérapie, ou même par certaines entreprises, dans l’objectif, pas toujours affiché d’améliorer la productivité des collaborateurs, la méditation de pleine conscience n’est pas incompatible avec la prière, rappelle le théologien. Ce qui l’intéresse, c’est lorsque la médiation attire des êtres en recherche proprement spirituelle. Car c’est là, où ce spécialiste des spirituels du carmel considère que les mystiques chrétiens ont une réponse à apporter. 

Bernard Minvielle distingue ceux qui pratiquent la méditation en quête de bien-être - une démarche qu’il faut "prendre très au sérieux et avec beaucoup d’estime" - de ceux qui sont dans une démarche authentiquement spirituelle. Là, la médiation peut devenir un sas, un premier pas, vers la prière chrétienne. "Ça démarre sans Dieu mais ça peut terminer avec Dieu."

 

De la méditation à Dieu

La quête proprement spirituelle qui poussent les uns et les autres à se tourner vers la méditation de pleine conscience ne peut que nous interpeller, nous chrétiens. "Si tant de gens se consacrent à la méditation n’est-ce pas pour retrouver la vraie source où il est possible de se désaltérer sans fin ?", dit Fabrice Midal. Dans ce que décrit ce philosophe, fondateur de l’École occidentale de méditation, il y a, selon Bernard Minvielle "un véritable enjeu pour l’évangélisation".

Le théologien invite à se laisser convaincre par ce que dit Bergson au sujet des maîtres du carmel et des grands spirituels chrétiens : "Nous devons croire les mystiques sur Dieu comme nous croyons les physiciens sur la matière, ils savent de quoi ils parlent." Avec eux on a "un retour d’une expérience directe", selon l'auteur de ""Pourquoi la méditation ne suffit pas" (éd. Cerf)

 

Chercher la vérité jusqu'au bout

Sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, saint Thérèse de l’Enfant-Jésus, Etty Hillesum, Sainte Edith Stein, le bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus… Ces mystiques de la famille carmélitaine ont en commun « la beauté de leurs humanités tout à fait épanouies ». Bernard Minvielle constate aussi que leur expérience spirituelle apporte une réponse à nos contemporains. 

Ainsi, Edith Stein, qui "vient de l’athéisme", était "passionnée par la vérité". Née dans une famille juive, devenu athée, elle a fait des études de philosophie, guidée par une puissante quête de vérité. "Je crois qu’on peut vraiment s’interroger sur notre relation à la vérité : est-ce que la vérité est à craindre ?" Pour Bernard Minvielle, Edith Stein nous encourage à aller jusqu’au bout de cette démarche.

 

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