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"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois..." (Mt 18, 21 - 19, 1)
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"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois..." (Mt 18, 21 - 19, 1)

Un article rédigé par Antoni Sébastien (Père) (57489) - RCF, le 11 août 2022  -  Modifié le 11 août 2022
Prière du matin "Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois..." (Mt 18, 21 - 19, 1)

"Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois"

Méditation de l'évangile (Mt 18, 21 – 19, 1) par le père Sébastien Antoni

Chant final: "Miséricordias Domini" par Le Choeur du Séminaire Français de Rome

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
     Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
     Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
il s’éloigna de la Galilée
et se rendit dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.

Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni

Vivre sa foi serait une to do liste ? vous savez ces listes de choses à faire que l’on écrit sur un pense-bête pour s’organiser et maîtriser le temps et notre quotidien ? Une liste, je quantifie, j’organise, je coche. Une fois l’objectif atteint, je me satisfais du travail accompli. Encore une panière de linge à repasser et j’en aurais fini. Encore une fois pardonnez et je serai quitte, espère Pierre en cochant mentalement les six fois où il a déjà pardonné à son frère. Sept fois c’est honnête. C’est beaucoup, mais c’est honnête. Mais le plus important cela donne une ligne d’arrivée au pardon… pas plus, ce sera fini après l’effort… Euh… C’est le pardon à bas prix que celui-là… Et si mon frère me blesse une 8e fois ? je lâche la bride ? je fais tomber la muselière et laisse libre court à toute ma haine, ma rancœur et ma violence ? Pardonner soixante-dix-sept fois, c’est plonger tout entier dans le pardon. Cesser de compter sur ses doigts. Mais je crois que pardonner 7 fois est bien plus difficile que pardonner 77 fois 7 fois figurez-vous ! Oui, oui dans ce sens la 7 fois est plus difficile que 77 fois 7 fois pourquoi ? Parce qu’en pardonnant sept fois, je compte sur ma volonté. Soixante-dix-sept fois, je n’en suis tout simplement pas capable. Et donc Dieu peut m’y aider ! Le laisser m’instruire sur l’amour, sur le pardon, le déposer en moi afin que je puisse pardonner à mon tour. En pardon, choisissons la facilité…, celle du paradoxe fou de l’Evangile !

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