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"Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !" (Mc 9, 14-29)
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"Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !" (Mc 9, 14-29)

Un article rédigé par Père Arnaud Alibert (50463) - RCF,  -  Modifié le 21 février 2022
Prière du matin "Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !" (Mc 9, 14-29)

"Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !"

Méditation de l'évangile (Mc 9, 14-29) par le père Arnaud Alibert

Chant final: "En toi, ma confiance" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean,
descendirent de la montagne ;
    en rejoignant les autres disciples,
ils virent une grande foule qui les entourait,
et des scribes qui discutaient avec eux.
    Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite,
et les gens accouraient pour le saluer.
    Il leur demanda :
« De quoi discutez-vous avec eux ? »
    Quelqu’un dans la foule lui répondit :
« Maître, je t’ai amené mon fils,
il est possédé par un esprit qui le rend muet ;
    cet esprit s’empare de lui n’importe où,
il le jette par terre,
l’enfant écume, grince des dents
et devient tout raide.
J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit,
mais ils n’en ont pas été capables. »
    Prenant la parole, Jésus leur dit :
« Génération incroyante,
combien de temps resterai-je auprès de vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    On le lui amena.
Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ;
l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.
    Jésus interrogea le père :
« Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »
Il répondit :
« Depuis sa petite enfance.
    Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau
pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose,
viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
    Jésus lui déclara :
« Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?
Tout est possible pour celui qui croit. »
    Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
    Jésus vit que la foule s’attroupait ;
il menaça l’esprit impur, en lui disant :
« Esprit qui rends muet et sourd,
je te l’ordonne, sors de cet enfant
et n’y rentre plus jamais ! »
    Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions,
l’esprit sortit.
L’enfant devint comme un cadavre,
de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
    Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva,
et il se mit debout.
    Quand Jésus fut rentré à la maison,
ses disciples l’interrogèrent en particulier :
« Pourquoi est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répondit :
« Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir,
sauf la prière. »

Source : AELF

Méditation Frère Arnaud Alibert

Comme souvent dans l'Evangile, une rencontre est l'occasion de parole dont la portée dépasse largement le cercle où elles sont posées. La page de ce jour nous met en présence d'une famille malheureuse à force d'épreuves, la maladie du fils. On peut très bien imaginer le désarroi et le sentiment d'impuissance qui habite le père qui voit son fils traversé par une énergie qui risque à tout le moment de le faire périr. C'est donc tout naturellement que ce père s'approche de Jésus avec sa demande de guérisons. Toute maladroite qu'elle soit elle n'en est pas moins légitime.

Or chose étonnante , la prestation de Jésus , si j'ose parler comme le ferait un journaliste sportif, est décevante, du moins en ses débuts. Il semble reprocher leur espérance à ceux qui attendent la guérison du jeune homme. Nous qui connaissons la fin du récit nous savons bien que Jésus ne va pas jouer avec la misère de cette famille. Il prend simplement le temps de laisser murir la conscience que le Royaume s’est approché d’eux, et pas seulement pour les guérir, mais pour restaurer la vie.

Ce qui peut nous nourrir aujourd'hui pourrait être ces 3 paroles de Jésus qui frappent par leur goût de sincérité.

« Combien de temps resterez je auprès de vous ? » demande Jésus. Eh bien, tout le temps, jusqu'au bout ! Car il nous est impossible de croire que Jésus puisse nous abandonner encore moins quand nous avons besoin de lui.

Plus loin, Jésus confirme ce que nous présentons: « tout est possible pour celui qui croit », ce à quoi nous répondons comme le père de l'enfant : « vient au secours de notre manque de foi ». Oui Seigneur, donne-nous la foi qui rend toute œuvre possible.

Enfin Jésus concède face à l'étrangeté de la maladie du jeune homme que « cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. » Nous savons donc ce qu'il nous reste à faire. Certes mettre tout notre coeur dans notre travail professionnel, associatif ou domestique mais reconnaître humblement que la prière est la clé pour que le Royaume de Dieu avance vraiment dans nos vies

Bonne journée.

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