« J’ai vu le Seigneur !,et elle raconta ce qu’il lui avait dit » (Jn 20, 11-18)
« “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit » (Jn 20, 11-18)
Méditation de l'évangile par le pasteur Nicole Fabre
Chant final : "Chant grégorien de Pâques" par le groupe Harpa Dei
David-Zawila-UNSPLASHÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Source : AELF
Méditation Pasteur Nicole Fabre
Marie de Magdala est une sœur extraordinaire ! Elle a vu la pierre du tombeau roulé. Elle voit maintenant deux anges qui révèlent par leur position le lieu où le corps de Jésus a été déposé et où il n’est plus. Mais tout cela ne la détourne pas de son chagrin immense : On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. Jésus lui-même vient à sa rencontre. Mais son chagrin reste inchangé : On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. Son chagrin s’est comme figé autour de de la seule consolation possible pour elle : pouvoir avoir encore contact avec ce corps aimé, même mort. Le lecteur de ce passage peut s’agacer devant un tel débordement affectif et devant l’aveuglement qui en découle, devant cette surdité ! Qu’est-ce qui va faire que Marie quittera ces pleurs ?
Un petit mot : « Marie ». Petit mot qui rappelle la tendresse de Dieu dite par le prophète Esaïe : « Je t’appelle par ton nom. Ne crains pas ! ». Alors le redressement s’effectue pour Marie : cette tendresse la recrée. Son expression : Rabbouni fait d’elle une disciple. Et Jésus la relève plus encore : il fait d’elle la première apôtre, annonciatrice du renouvellement de toutes choses, à commencer par les relations : « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Jésus partage son identité même de Fils du seul Père.
Que celui qui nous appelle par notre nom nous console et nous donne d’être témoins de son redressement, de sa vie au-delà de toutes nos désespoirs et de tous les désespoirs que nous rencontrerons.


Chaque matin, l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.
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