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"Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent..." (Mc 12, 1-12)
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"Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent..." (Mc 12, 1-12)

Un article rédigé par Père François Lestang (50793) - RCF, le 5 juin 2023  -  Modifié le 5 juin 2023
Prière du matin "Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent..." (Mc 12, 1-12)

"Ils se saisirent du fils bien-aimé, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne"

 

Méditation de l'évangile (Mc 12, 1-12) par le père François Lestang

 

Chant final: "Grâce sur grâce" par Sarah et Matt MARVANE

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus se mit à parler en paraboles
aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens :
« Un homme planta une vigne,
il l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir
et y bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons
pour se faire remettre par eux
ce qui lui revenait des fruits de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur,
le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ;
et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.
Il en envoya encore un autre,
et celui-là, ils le tuèrent ;
puis beaucoup d’autres serviteurs :
ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé.
Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant :
“Ils respecteront mon fils.”
Mais ces vignerons- là se dirent entre eux :
“Voici l’héritier :
allons-y ! tuons-le,
et l’héritage va être à nous !”
Ils se saisirent de lui, le tuèrent,
et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ?
Il viendra,
fera périr les vignerons,
et donnera la vigne à d’autres.
N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ?
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux ! »

Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus,
mais ils eurent peur de la foule.
– Ils avaient bien compris en effet
qu’il avait dit la parabole à leur intention.
Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

Source : AELF

Méditation Père François Lestang

Toute cette semaine, nous resterons avec Jésus dans le Temple de Jérusalem, où il est tour à tour confronté aux divers groupes qui forment le judaïsme de son époque. Aujourd’hui, il est face aux autorités, celles qui s’étaient juste auparavant inquiétées de savoir de quel droit il s’était permis de chasser les vendeurs du Temple. Mais Jésus avait répondu à leur question par une autre question, à propos de l’origine du baptême de Jean. A cette question, les autorités n’avaient pas voulu répondre.

Jésus essaie alors la voie de la parabole, pour donner à entendre de quelle source vient son autorité. Il est le fils bien-aimé de celui qui a confié sa vigne à des travailleurs pour qu’ils la fassent fructifier. Ce maître, qui jusqu’à présent n’a cessé d’envoyer des serviteurs auprès de ceux qui semblent refuser d’être eux aussi serviteurs. Se prenant pour le maître, mais pour un maître violent et injuste, ils manifestent qu’ils sont tout à l’inverse du maître patient de la parabole, qu’ils sont de mauvais intendants.

Mais la parabole contient aussi un avertissement pour le futur : si l’on tue le fils, le Père exercera sa justice sur les coupables, mais pas sur la vigne. C’est bien la gestion de la vigne qui est en cause, pas la qualité de ses raisins, contrairement ce qu’exprimait Isaïe dans sa complainte sur la vigne. Or, tant que c’est une parabole, ce n’est pas encore arrivé ; il reste un dernier instant pour se convertir, pour se détourner de son propos assassin, pour choisir à nouveau de n’être que des intendants et pas des propriétaires, des serviteurs qui ont des comptes à rendre.

Seigneur, je sais bien que l’endurcissement des responsables du Temple a mené à ta mort. Je vois aussi comment mon propre endurcissement peut m’amener à ne plus accueillir ma position d’intendant, à qui tu as confié des frères et sœurs, pour les faire cheminer vers toi. Donne-moi en ce lundi matin la grâce d’une vraie humilité, et de reconnaître le partage auquel tu m’appelles, pour que ton règne vienne.

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