Pour la pasteure Géraldine Hayot-Pasquier, « il y a un mouvement d'évangélisation en France »
Et si, en amont de la prochaine Marche pour Jésus, vous vous formiez à partager l’Évangile ? Les camps G33 Kerygma sont conçus pour équiper les catholiques en matière d'évangélisation, de vie de disciple et de vie dans la puissance du Saint-Esprit. Dans le cadre de la dynamique œcuménique du diocèse de Lyon, une session de formation Kerygma Camp se tiendra à Lyon du 6 au 10 avril. Une première en France portée par Géraldine Hayot-Pasquier, pasteure de l’église Catch the Fire à Lyon, et Olivier Pons, délégué diocésain à l'unité des chrétiens.
En 2025, 200 missionnaires arpentaient les rues pendant la Marche pour Jésus pour proposer la prière - © RCF LyonComment raconter son témoignage, son histoire de vie avec le Christ, auprès de ceux qui ne le connaissent pas ? Trop franche ou trop craintive, la façon d'aborder le chaland peut rendre particulièrement ardu le grand appel lancé par Jésus en Matthieu 28 et Marc 16. Pour apaiser les appréhensions, les catholiques ont lancé les camps G33 Kerygma. En France, la première session aura lieu à Lyon, du 6 au 10 avril 2026, en amont de la seconde édition de la Marche pour Jésus, le samedi 30 mai 2026. « On a eu cette intuition à la fin de la Marche pour Jésus l'an dernier avec Géraldine [Hayot-Pasquier, pasteure de l'église Catch The Fire, ndlr], en se disant que les 200 missionnaires qui sont partis dans la rue autour de la Marche, certains sont revenus un peu bredouilles, voire très déçus en disant « mais Olivier, moi je n'y arrive pas, je me suis pris des renvois, j'ai peut-être été trop intrusif ou au contraire trop timide. » Donc, ce n'est pas facile de témoigner. Du 6 au 10, c'est vraiment l'apprentissage initial, avec des enseignements faits par les évangéliques et les catholiques » explique Olivier Pons, l'un des co-organisateurs de la Marche pour Jésus à Lyon.
Au programme : des temps de prière et des partages avec douze missionnaires, six jeunes catholiques et six jeunes évangéliques, partis en mission en Europe ou en Afrique, avant des enseignements donnés par Olivier Pons et la pasteure évangélique Géraldine Hayot-Pasquier, en soirée. « On propose vraiment de vivre les charismes de l'Esprit Saint, parce que ça nous dépasse. C'est dur d'aller parler de Jésus » estime Olivier Pons qui pointe l'importance du troisième temps, celui de la pratique dans la rue suivie d'une relecture des difficultés rencontrées pour les corriger.
« On a besoin de dire la joie de connaître Jésus »
Si le rapport à l'évangélisation est différent selon les mouvements chrétiens, l'objectif est de passer au-dessus des sensibilités de chacun et de vivre ces temps dans l'œcuménisme si caractéristique du diocèse de Lyon : « C'est Jésus au centre. C'est là qu'on se retrouve et c'est vraiment là qu'on poursuit le cœur de Jésus pour la France, pour la ville de Lyon. Voir des âmes sauvées et amenées à Jésus, qu'importe notre étiquette, que les cœurs rencontrent l'amour du Père au travers de Jésus, c'est vraiment ce qu'on cherche ensemble pour cette ville » confirme Géraldine Hayot-Pasquier, pasteure de l'église évangélique Catch the Fire, co-organisatrice de la Marche pour Jésus.
Olivier Pons, par ailleurs diacre à la paroisse Sainte-Madeleine à Villeurbanne, trouve même une complicité dans ce travail en commun car « les églises évangéliques ont cette soif d'annoncer. Je crois que nous, dans l'église catholique, on a quelque chose de plus discret traditionnellement et qu'on comprend maintenant qu'il faut qu'on aille plus dehors. On a besoin de dire la joie de connaître Jésus ».
« Les jeunes sentent une urgence »
Ensemble, catholiques et protestants évangéliques lyonnais proposent donc deux rendez-vous aux chrétiens désireux de se former à l'évangélisation. Le camp G33 Kerygma du 6 au 10 avril se présente comme une session de quatre journées de formation pour apprendre à dire sa foi en quelques mots et expérimenter l'évangélisation et la prière de rue à la fin de la formation. « Bien sûr, le but c'est de pouvoir le faire au travail, dans sa cage d'escalier, en mission. Tous, on est appelés à être témoins » rappelle Olivier Pons.
Un format long avant une deuxième session de formation, les 24 et 25 avril 2026, à l'église Catch the Fire, avec davantage de pratique dans les rues auquel participera Olivier Pons, pour « sortir un peu des peurs, des craintes qu'on peut avoir, des appréhensions. C'est aussi pouvoir le pratiquer au quotidien dans nos vies de tous les jours » complète la pasteure qui insiste sur l'importance du témoignage des chrétiens. « On a une histoire à raconter, ça touche les gens ! En France et sur la ville de Lyon, ce n'est pas seulement une intuition mais c'est vraiment quelque chose que l'Esprit est en train de bouger dans les cœurs : oui, il y a un mouvement en France d'évangélisation ! ». Alors que l'enseignement religieux a disparu des parcours scolaires, Olivier Pons raconte les vingtenaires qui arrivent aux portes des églises avec la soif de découvrir Dieu, « ils sentent une urgence en fait ».
Si en 2025, 200 missionnaires arpentaient les rues parallèlement à la Marche pour Jésus pour inviter les passants aux concerts du soir et éventuellement leur proposer la prière, l'objectif est de gonfler ce chiffre à 400, en écho à l'augmentation du nombre de chars attendus pour cette seconde édition lyonnaise, de cinq à neuf. Avec un objectif affiché par Olivier Pons : « redonner à cette ville cette source chrétienne qu'elle a eue dès les premiers siècles ».


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