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"Il n’en restera pas pierre sur pierre" (Lc 21, 5-11)
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"Il n’en restera pas pierre sur pierre" (Lc 21, 5-11)

Un article rédigé par Père Arnaud Alibert (50463) - RCF,  -  Modifié le 23 novembre 2021
Prière du matin "Il n’en restera pas pierre sur pierre" (Lc 21, 5-11)

"Il n’en restera pas pierre sur pierre"

Méditation de l'évangile (Lc 21, 5-11) par le père Arnaud Alibert

Chnat final: "Amour parfait" par le groupe Glorious

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme certains parlaient du Temple,
des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,
Jésus leur déclara :
    « Ce que vous contemplez,
des jours viendront
où il n’en restera pas pierre sur pierre :
tout sera détruit. »
    Ils lui demandèrent :
« Maître, quand cela arrivera-t-il ?
Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
    Jésus répondit :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom,
et diront : “C’est moi”,
ou encore : “Le moment est tout proche.”
Ne marchez pas derrière eux !
    Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,
ne soyez pas terrifiés :
il faut que cela arrive d’abord,
mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »

    Alors Jésus ajouta :
« On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
    Il y aura de grands tremblements de terre
et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;
des phénomènes effrayants surviendront,
et de grands signes venus du ciel. »

Source : AELF

Méditation Père Arnaud Alibert

L’évangile de ce jour se déroule comme un scénario d’un blockbuster autrement appelé en français ancien qui ne me déplait pas, un film grand public avec effets spéciaux. Au début le calme et la beauté du Temple et très vite les envahisseurs, les premières destructions puis l’écroulement complet.

Notons juste au passage que ce n’est pas saint Luc qui s’est inspiré du cinéma d’Hollywood, mais l’inverse, et encore, de très loin.

Ce qui compte ici, c’est sans doute de remarquer que Jésus prend le soin de situer l’achèvement de l’œuvre de dieu dans un décor humain. Il ne parle pas d’un ailleurs vers lequel le monde serait parti, d’un à-côté du monde où les vérités ultimes seraient révélées, mais de choses que nous connaissons : les pierres du Temple, les guerres, les nations, les épidémies, les tremblements de terre.

Jésus n’est-il pas venu accomplir et non abolir, selon ses propres dires ? c’est donc à partir de notre monde que l’envol vers le Royaume aura lieu. Comment comprendre alors tous ces signes du ciel ? Ne pouvons-nous pas les voir comme les effets d’une remise à l’endroit de notre univers, selon le projet originel de Dieu. Certes, tout va aller sens dessus dessous comme lorsque l’on retourne une chaussette mais ce sera pour retrouver l’endroit. Il faut simplement présupposer que ce que nous vivons aujourd’hui est la chaussette à l’envers et que demain, en Dieu, elle sera remise à l’endroit.

Nos œuvres humaines, nos constructions, nos projets n’ont qu’une utilité relative. Ce qui fait le tissu du réel, c’est l’amour échangé, la qualité de nos relations, la foi avec laquelle nous nous engageons les uns pour les autres et envers Dieu. Tout ceci ne connait ni endroit, ni envers et ne sera pas susceptible d’effondrement.

Puissions-nous avoir la grâce aujourd’hui de sentir la force de nos liens. Bonne journée

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

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