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Camps d'été en diocèse : “Ici on joue, ici on prie”

Camps d'été en diocèse : “Ici on joue, ici on prie”

Un article rédigé par Catherine Manné - RCF Haute-Normandie, le 10 juin 2026 - Modifié le 10 juin 2026
Regards croisésPatronages et autre camps d'été : pour la croissance spirituelle de nos enfants

Alors que l’été s’annonce, et que les parents s'ingénient à trouver comment occuper intelligemment leurs chères têtes blondes, nous évoquons dans Regards croisés les nombreuses propositions spirituelles qui existent dans nos diocèses. Camps d’été ou patronages, l’été est souvent propice à de belles découvertes humaines et spirituelles. En témoignent ici Marie Mabire, directrice du patronage Notre-Dame de l’Espérance à Coutances (50) qui accueille chaque mercredi des enfants du CP au CM2, et le Père Martin Gosset, prêtre du diocèse de Rouen, directeur du camps du Pays de Bray, organisé par l’association d’éducation populaire du Pays de Bray (AEPPB), qui se déroule du 6 au 11 juillet à Osmoy-Saint-Valery (76).

Associer toutes les dimensions de l'enfant pour le faire grandir ©PexelsAssocier toutes les dimensions de l'enfant pour le faire grandir ©Pexels

Dans le diocèse de Coutances, un patronage a été lancé il y a un an. Qu’est ce qui a présidé à sa création ? 

Marie Mabire : c’était vraiment le souhait du curé de lancer un patronage, avec l’idée de redynamiser un peu le caté sur la paroisse. Avec la petite équipe de réflexion qui s'est constituée autour de ce projet, nous avions vraiment à cœur de rejoindre les familles éloignées de l’Eglise, avec pour leurs enfants cette dimension d’ancrage dans la vie quotidienne par le jeu et le partage et de leur faire aussi découvrir Jésus. Nous étions dans l'année du jubilé de l'espérance, aussi a-t-choisi de placer notre patronage sous la protection de la Vierge Marie en le baptisant "patronage Notre-Dame de l'espérance". 

Comment définir un patronage ? 

M.M : un patronage, c’est un avant tout un lieu de vie, de croissance où les enfants viennent se ressourcer. Parmi les adultes qui encadrent, il y a une figure d'église, le prêtre de la paroisse pour nous. Selon la devise des patronages : "Ici on joue, ici on prie", il s'agit d'associer toutes les dimensions de l’enfant :  le besoin de jeu, de partage, et le besoin spirituel aussi, pour leur permettre de s'épanouir et de se reconnaître enfant de Dieu.

Père Martin Gosset  : ces formes de patronage ont pu exister sur notre paroisse notamment au moment du COVID, lorsqu’on ne pouvait plus faire de séjours campés, mais la formule la plus répandue sur notre territoire avec l’association d’éducation populaire du Pays de Bray (AEPPB), créée il y a 17 ans par le père Sébastien Savarin, c’est les camps. Nous en avons plusieurs : le camp de Toussaint, d'hiver et le camp d’été. Celui de l’été réunit chaque année une centaine d'enfants. 

Derrière ces propositions de patronage ou de camp, il y a un vrai projet pédagogique travaillé très en amont. Comment sont-ils construits ? 

Père M.G : je suis d'abord frappé par la joie des animateurs qui reviennent souvent d’une année sur l’autre. Avec eux, il faut citer la présence des prêtres et des religieuses du territoire qui viennent sur une ou plusieurs journées. Nous bâtissons chaque année le programme en lien avec la devise de l’association AEPPB : “Grandir ensemble et devenir responsable”. La dimension spirituelle est bien présente, moins sous la forme d’une annonce explicite, qu'à travers les fondements de l’anthropologie chrétienne, à savoir les trois dimensions du corps de l’âme et de l’esprit. Trois dimensions que l’on honore durant le séjour par une pédagogie adaptée. 

M.M : pour notre patronage, on peut noter une vraie dimension intergénérationnelle. Tous les mercredis nous rejoignent des bénévoles de 60 à... 82 ans pour nous épauler auprès des enfants. Certains lisent des histoires aux enfants, d'autres participent aux activités manuelles, c'est d'une grande richesse ! Cette année, 5 enfants ont reçu le baptême. Nous semons petitement, humblement auprès des enfants, mais on voit que cela porte du fruit ! Il n'est qu'à voir la joie qu'ont les parents à nous confier leurs enfants. 

Comment êtes-vous présent Père lors de ces camps ? 

Père M.G : comme directeur cette année je vais m'intégrer aux jeux, participer aux veillées. Le temps des ateliers vers 17/18h est aussi un moment favorable pour créer du lien avec les jeunes. Il y a une belle unité qui se vit entre les autres animateurs, prêtres et religieuses présents… 

M.M : pour les enfants, le prêtre qu’ils côtoient chaque semaine devient  beaucoup plus accessible. Ils s’adressent à lui comme à n’importe quel adulte présent, avec beaucoup de simplicité. On essuie la vaisselle ensemble, un geste simple mais qui rapproche ! 

Rappelez-nous le programme de vos deux camps d’été ?  

M.M : nous serons accueillis par les sœurs franciscaines de Cosqueville, et nous aurons la grande chance de nous rendre sur l’île de Tatihou. L’idée sera alors de profiter au maximum de ce cadre magnifique pour prendre le temps de s'émerveiller, de jouer, en restant dans notre thème d’année avec Loupio et Saint François.

Père M.G : pour nous, le thème du camp sera "le temps" avec l’imaginaire de “retour vers le futur". Qu’est-ce que le temps ? Pourquoi il passe vite ou parfois lentement ? Comment considérer le passé, le futur, et l’éternité aussi ? 

Constatez vous durant le séjour, une forme de progression pour les enfants ? 

Père M.G : il y a toujours dans ces camps une partie consacrée à la randonnée, voire au raid pour les plus grands. Avec les années, on constate que c’est un moment marquant dans le séjour, et qui créé véritablement la cohésion.


Pour inscrire un enfant au camp du pays de Bray du 06 au 11 juilletaeppb.fr

Pour inscrire un enfant au patronage du diocèse de Coutances du 05 au 10 juillet : patronage.coutances@diocese50.fr

 

Regards croisés
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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