Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina : l’Église au service des athlètes grâce à l’aumônerie
À l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina, l’Église catholique assure une présence discrète mais essentielle auprès des athlètes. Aumônerie multiconfessionnelle, Croix olympique des sportifs et accompagnement humain et spirituel : une mission au cœur du village olympique pour Holy Games
Michael Wedermann/PixabayUne aumônerie dans chaque village olympique
Particularité propre aux Jeux Olympiques, chaque village doit disposer d’une aumônerie, conformément au cahier des charges imposé aux comités organisateurs. À Milan-Cortina, cette aumônerie sera multiconfessionnelle et accessible dans chacun des villages, afin de répondre aux besoins spirituels, personnels ou familiaux des athlètes.
"Un athlète peut avoir besoin d’un accompagnement spirituel, mais aussi de soutien face à une difficulté personnelle ou familiale", rappelle Isabelle de Chatellus, directrice de Holy Games, le projet de l’Église catholique dédié à l’accompagnement et à la mobilisation autour du sport et notamment des Jeux Olympiques.
La Croix olympique, symbole de continuité
Le 29 janvier dernier, l’Atletica Vaticana, l’équipe sportive du Vatican, a déposé la Croix olympique des sportifs à Milan, lors d’une cérémonie célébrée dans la basilique San Babila. Cette croix avait séjourné en France durant les Jeux de Paris à l’été 2024, avant d’être ramenée à Rome en juin dernier, à l’occasion du Jubilé des sportifs. "Même si Holy Games n’est pas présent concrètement pour ces Jeux, cette Croix olympique est la continuité de notre mission", souligne Isabelle de Chatellus.
Accompagner les perdants comme les vainqueurs
Initiée par Mgr Marsset, François Morinière et Arnaud Bouthéon, l’initiative Holy Games se donne pour mission de soutenir les athlètes au-delà de la performance sportive. "Les médias vont parler des médaillés olympiques, mais nous, nous accompagnons aussi ceux qui sont en difficulté", explique la directrice du projet.
Des sportifs confrontés à la pression de la compétition, à la déception d’une non-sélection ou encore à un sentiment de vide après l’obtention d’une médaille. Autant de situations où la présence d’aumôniers peut s’avérer précieuse.
Bâtir des ponts entre les peuples
Le jour de l’ouverture des Jeux, Léon XIV a délivré un message d’espoir, souhaitant que cette Olympiade contribue à "bâtir des ponts entre les cultures et les peuples" et à renforcer la valeur du sport au service du développement humain, de l’amitié et de la fraternité.


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