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Fidesco: quand l'Art se met au service des pauvres
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Fidesco: quand l'Art se met au service des pauvres

Un article rédigé par Sophie Lecomte - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 23 novembre 2023  -  Modifié le 1 décembre 2023
Carrefour Catholique Fidesco: quand l'Art se met au service des pauvres

Sylviane et Stéphane Adloff sont de jeunes grands-parents quand ils font le choix de partir au Chili en 2018 avec Fidesco et c’est une mission peu commune qui leur a été confiée: l’art au service des plus pauvres.
Revenus à Marseille, ils sont désormais au service de la Cathédrale de la Major. Ils reviennent sur cette expérience sud-américaine qui a changé leur vie et dont ils s’inspirent ici à Marseille.
 

Sylviane et Stéphane Adloff dans les studios de @Dialogue RCF Sylviane et Stéphane Adloff dans les studios de @Dialogue RCF

Sylviane, plasticienne textile et Stéphane, officier, sont parents et grands-parents d’une famille nombreuse, “quand le Seigneur leur donne rendez-vous de l’autre côté de l'Atlantique”, comme ils aiment à raconter. 


Ils découvrent Fidesco, une organisation catholique de solidarité internationale créée par la communauté de l'Emmanuel grâce à leur fils, parti avec sa femme en mission en Indonésie. 
“Ce n’est pas de notre âge” ou “ce n’est pas  le moment”!  Malgré les freins, germe l’idée de partir pour se mettre au service. C’est Stéphane, qui lance l’idée à sa femme, un peu décontenancée de la proposition de son époux qui “a les pieds bien ancrés dans le sol”. Ils font ce saut dans l’inconnu à la fois “vertigineux et lumineux” pendant deux ans de 2018 à 2020.

 

Répandre la beauté dans une ville défigurée

 

“Je montais voir ma petite fille qui venait de naître à Lyon quand j’ai reçu le coup de fil de Fidesco, raconte Sylviane, je me suis arrêtée sur l’autoroute. Ils m’ont dit qu’on partait au Chili en me précisant que c’était une mission pour moi car Mgr Fernando Chomali, archevêque de Concepción voulait un artiste au service de sa ville pour y répandre la beauté”

Une mission qui s’avère être une gageure de prime abord  tant la ville, ravagée par des tremblements de terre, a été défigurée. Ils travaillent d'abord dans une laverie qui emploie des adultes trisomiques et doivent peindre une fresque sur les murs. Ils sont en contact avec les habitants du quartier et côtoient la misère, les enfants perdus,  les gens à la rue… Un environnement sale et défavorisé où il fallait "remettre du beau".
“Des petites choses visibles pour parler de la présence de l’Invisible”, se souvient Sylviane.

 

Des petites choses visibles au service de l’Invisible

 

Des rencontres dont ils ressortent profondément marqués. Ils expérimentent l'esprit d’abandon. “On faisait du mieux qu’on pouvait dans un contexte très difficile avec peu de moyens et on attendait très peu de retours, explique Stéphane, on n’était pas dans la performance, on n’attendait pas de remerciements”. 


Sylviane souligne la richesse et la difficulté de la mission : “ il y a des humiliations dans le service qui sont bénéfiques, on n’a pas toujours été dans la joie, on a beaucoup prié, on a beaucoup eu mal parce qu’il a fallu s’ajuster, parce que 40 ans de vie c’est une chose mais deux ans au Chili tout le temps ensemble c’est autre chose (..). Nous avons été infusés par le Christ. Je rends grâce car cela habite encore mon coeur aujourd’hui au sein de la cathédrale de la Major à Marseille”.

Pour Stéphane, “il y a eu un avant et un après, nous avons remis le Seigneur au centre de nos vies individuellement et en couple”.
 

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