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"Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ?" (Mc 3, 1-6)
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"Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ?" (Mc 3, 1-6)

Un article rédigé par Père Michel Quesnel (50936) - RCF, le 18 janvier 2023  -  Modifié le 18 janvier 2023
Prière du matin "Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ?" (Mc 3, 1-6)

"Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ?"

Méditation de l'évangile (Mc 3, 1-6) par le père Michel Quesnel

Chant final: "Mon secours est en Toi" par le groupe Impact

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps- là,
Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus
pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.

Une fois sortis,
les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
contre Jésus,
pour voir comment le faire périr.

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

C’est la deuxième fois chez Marc que Jésus justifie une infraction du repos sabbatique. Hier, c’étaient ses disciples qui l’avaient enfreint en cueillant des épis, et Jésus avait pris leur défense. Aujourd’hui, c’est lui-même le fautif. Il ne se contente pas de guérir l’homme dont une main était atrophiée, il provoque les personnes présentes dans la synagogue.

Plutôt que de guérir discrètement le malheureux garçon, il le met en vedette : « Lève-toi, viens au milieu. » Et, dans les questions qu’il pose, il exagère la gravité de la situation : « Est-il permis de sauver une vie ou de tuer ? » L’homme n’est pas en danger de mort. Il porte son handicap depuis sa naissance. Le guérir ne présente aucune urgence.

Jésus ne craint pas de faire éclater l’hostilité qui s’exprime contre lui. Depuis la guérison du paralysé de Capharnaüm, les autorités juives l’épient et cherchent à le prendre en défaut : il déclare les péchés pardonnés, il fréquente les publicains et les pécheurs, il ne pratique pas le jeûne, il ne respecte pas le sabbat. Par son comportement, il annonce son programme, à savoir débarrasser la pratique de la loi juive de son formalisme. Les petites gens y retrouveront leur compte.

Il réussit, mais cela s’accompagne d’un autre résultat : Pharisiens et Hérodiens prennent la décision de le faire périr. Le jeu qu’il joue est dangereux.

Son comportement nous interroge. Jésus, le Fils du Très-Haut, s’est mis au service des gens qui vivent au ras du sol. Comment nous comportons-nous vis-à-vis de ceux qui sont au bas de l’échelle ? Craignons-nous de perdre notre réputation ?

Donne-nous, Seigneur Jésus, d’oser nous engager auprès de nos frères les plus démunis. 

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