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"D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne..." (Lc 1, 39-56)
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"D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne..." (Lc 1, 39-56)

Un article rédigé par Jean-Marie Petitclerc (50913) - RCF, le 31 mai 2022  -  Modifié le 31 mai 2022
Prière du matin "D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne..." (Lc 1, 39-56)

"D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

Méditation de l'évangile (Lc 1, 39-56) par le père Jean Marie Petitclerc

Chant final: "Mon âme éxalte le Seigneur" par la communauté de l'Emmanuel

David-Zawila-UNSPLASH David-Zawila-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

    Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
        exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !    
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

Source : AELF

Méditation Père Jean-Marie Petitclerc

                Marie n’avait pas 15 ans à l’époque des faits qui nous sont rapportés. On imagine aisément la gêne qui pouvait l’habiter dans cette bourgade de Nazareth, où les commérages devaient aller bon train autour de cette grossesse qu’elle n’arrivait plus à cacher, et à laquelle elle n’arrivait pas à donner une explication satisfaisante pour l’entourage. On imagine alors les regards inquisiteurs, les paroles murmurées dans son dos. Trop, c’est trop ! Elle ne tient plus, et quitte précipitamment le village pour fuguer dans la montagne. Et chez qui va-t-elle trouver refuge ? chez une vieille cousine du troisième âge.. .

                Combien il m’est arrivé d’observer, dans mon travail d’éducateur, que lorsqu’un adolescent n’allait pas bien, en conflit avec ses parents ou avec l’école, il aimait rejoindre ses grands-parents… dont il savait qu’ils seraient heureux de le revoir… et ne poseraient pas les questions qui fâchent.

                Telle est l’attitude d’Elisabeth. Elle ne pose pas de question sur l’origine de la grossesse, elle ne fait que se réjouir de la vie qui surgit. Se sentant accueillie et reconnue, Marie laisse alors éclater sa joie en proclamant le Magnificat. Un tel chant ne peut être écrit qu’à l’âge de l’adolescence. On y retrouve en effet exprimés tous les rêves des adolescents de toutes les  époques : voir les puissants renversés, les humbles élevés, les riches renvoyés les mains vides, les affamés comblés.

                Mais il lui en faudra faire du chemin à Marie, pour continuer de s’accrocher à son rêve, lorsqu’elle contemplera son fils agonisant sur la croix, Lui, si humble, mis à mort par les puissants ! Une bien dure confrontation du rêve à la réalité ! Puissions-nous aujourd’hui, même lorsque nous sommes confrontés à une situation de guerre, continuer de rêver à l’avènement de la paix !

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