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"Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu" (Mt 18, 12-14)
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"Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu" (Mt 18, 12-14)

Un article rédigé par Bernard Devert (50596) - RCF,  -  Modifié le 7 décembre 2021
Prière du matin "Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu" (Mt 18, 12-14)

"Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu"

Méditation de l'évangile (Mt 18, 12-14) par le père Bernard Devert

Chant final: "Mon Berger" par le groupe Glorious

David-Zawila-UNSPLASH David-Zawila-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

Le Fils de l’homme prend tous les risques jusqu’à laisser seules, les 99 brebis pour aller à la recherche de l’unique, perdue. Attendrait-Il, souhaiterait-Il même que les 99 se perdent.

Dans notre économie, 99 % de réussite est un chiffre qui fait rêver mais, dans l’économie du salut, c’est la totalité des hommes qui est prise en compte : la perte de l’un est une blessure pour Dieu et une brèche pour nous.

Cette blessure est aussi une ouverture.

Ne sommes-nous pas à notre tour et tour à tour – j’allais dire heureusement - cette brebis perdue se laissant emporter par ses pulsions, sa biologie et ses désirs de possession concourant à la dé-création quand ils ne sont pas surmontés.

L’acte de création est une histoire à deux ; le Créateur nous remet son œuvre en nous invitant à la poursuivre.

Dieu s’en remet à l’homme. Comment parvenir à la maturité de notre être sans confiance, sans responsabilité. L’alliance proposée est indéfectible, indestructible et incroyablement vivante.

Il nous arrive de reprocher au Seigneur son retrait. Qui ne s’est pas surpris à demander parfois avec colère et incompréhension mais où es-Tu, évitant de se demander, où suis-je, comme si nous voulions Lui imposer notre chemin.

L’effacement apparent de Dieu n’est que le signe de sa délicatesse pour ne point s’imposer. Il est cet être absolument libre qui en appelle à notre liberté avec les mots qui sont ceux du vocabulaire de l’amour : « veux-tu m’aimer, m’aimer encore ».

Deux mots désarmants. Puissent-ils, ce matin, nous désarmer pour ne point dramatiser le fait de se sentir peut-être perdus. Quand bien même nous le serions, Dieu n’est pas perdu puisqu’Il ne désespère pas de nous. Il vient…

Cette parabole témoigne de la tendresse du Seigneur, de sa patience et de l’espérance qu’il porte en l’homme quand bien même il lui faudra perdre sa vie pour que la nôtre ne soit pas perdue.

A l’écoute de cette Parole, qu’allons-nous risquer aujourd’hui ?

Nous laisserons-nous emporter par notre moi préfabriqué, jusqu’à nous perdre dans ce « et moi, et moi », ou bien, accepterons-nous de nous  laisser porter par cet Amour absolument donné qui prend le risque de nous chercher pour que nous prenions notre part à l’acte de création pour refuser un monde chaotique et cruel.

Ce soir, Seigneur, nous ferons le point sur ce qui nous aurons vécu avec toi et par Toi.

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