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Commentaire liturgique - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire
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Commentaire liturgique - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire

RCF Liège,  -  Modifié le 4 février 2021
Jour de Joie Commentaire liturgique - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire
Lorsque le malheur tombe sur une vie innocente, nous ne pouvons que ressentir tristesse et amertume. Mais ce qui attriste encore plus, c’est le « silence de Dieu ». Et les incroyants ricanent : « A quoi donc peut bien servir la foi si Dieu se tait ?»
D.R. D.R.

Et si le « silence de Dieu » était la peur du croyant de témoigner de sa foi ? Alors que dans notre monde il y a une attente, une aspiration à mieux vivre ensemble, finalement une recherche d’un absolu, le témoignage chrétien paraît souvent inadapté, voire inaudible.

Est-il encore légitime de dire que l’aspiration au bonheur, c’est en Dieu qu’elle trouvera son accomplissement ? « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’évangile », va nous dire saint Paul dans la seconde lecture de ce jour.

En définitive, le livre de Job ne donne pas d’explication au problème de la souffrance. Si nous en attendions une, nous serons déçus. Car Dieu ne peut être confondu avec un « guérisseur ». Si dans l’évangile, nous allons voir Jésus guérir de nombreux malades, c’est parce que la souffrance et la maladie sont un mal, et ce mal contrecarre le plan de Dieu. La souffrance en soi est toujours un mal, il faut oser le dire ; il faudrait être fou pour oser dire en face à un malade « ce qui vous arrive est très bien » ... Il est vrai que certains, avec la grâce de Dieu, trouvent dans la souffrance un chemin qui les fait grandir, mais la souffrance reste un mal.

Et pourtant Jésus dira : « Allons ailleurs afin de proclamer la Bonne Nouvelle … C’est pour cela que Je suis venu ».

Un proverbe chinois dit : « Lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ». Jésus, qui guérit de nombreux malades, refuse d’être considéré comme un guérisseur. Il a dit Lui-même à ses disciples qui le suivent : « Allons ailleurs ».

Comme dit Claudel, «Jésus n’est pas venu expliquer ou supprimer la souffrance mais l’habiter par sa présence». Il nous indique le chemin : ne pas retenir nos cris, mais garder confiance et tenir fort la main de Dieu, puisqu’Il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde.

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