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Commentaire liturgique - 2ème Dimanche de Carême B
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Commentaire liturgique - 2ème Dimanche de Carême B

RCF Liège,  -  Modifié le 26 février 2021
Jour de Joie Commentaire liturgique - 2ème Dimanche de Carême B
De tout temps, la montagne ouvre notre regard vers l’étendue, quelque chose se révèle à nos yeux. La vraie dimension du monde serait-elle accessible ?
DR. DR.

Ce qui est certain c’est que ce qui était caché se révèle. Tel est le propos de ce 2ème dimanche de Carême : la montagne est le lieu de la révélation : le sacrifice d’Abraham et la Transfiguration du Christ. 

Au livre de la Genèse Dieu convoque Abraham sur le mont Moriah pour lui révéler que désormais il n’est plus question de faire des sacrifices pour être « agréable » à Dieu : le seul « sacrifice » souhaité par Dieu c’est de Lui offrir notre confiance en Sa Parole. Il y a une bonne nouvelle en ce temps de Carême : nous convertir n’est pas « faire des sacrifices » comme asservissement à un maître exigeant. Nous convertir c’est accéder à la « vraie liberté ».

Ce qui nous asservit c’est une fausse conception de Dieu. Dieu n’est pas contre l’homme comme l’ont affirmé les « maîtres du soupçon ». La religion n’est pas aliénation et c’est l’affirmation de saint Paul : « Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »

Au mont Thabor après la transfiguration Jésus ordonne à ses disciples de « ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.» On peut se demander pourquoi Jésus donne une telle consigne de secret à ses disciples. En effet si nous le savons par les récits évangéliques les disciples eux l’ignorent à ce moment-là : il n’y a pas à opposer gloire et souffrance en parlant du Fils de l’homme. C’est en résumé le paradoxe de la Révélation.

Au mont Moriah pour désigner Isaac et au mont Thabor pour désigner le Christ il y a une expression qui revient : « Le Fils bien-aimé ». Jésus peut être désigné comme l’Isaac de Dieu. Le premier Isaac le fils bien-aimé d’Abraham été épargné par Dieu et ainsi le peuple nouveau a pu voir le jour. Mais l’Isaac de Dieu le Christ n’a pas été épargné par son propre peuple comme nous l’affirmait saint Paul. N’y a-t-il pas folie de Dieu que de risquer son Fils jusqu’au bout et de le livrer entre les mains des hommes ? Cette folie de Dieu ne serait-elle pas justement notre raison de croire?

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