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« Chaque fois que vous l’avez fait...vous l'avez fait (Mt 25, 31-46)
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« Chaque fois que vous l’avez fait...vous l'avez fait (Mt 25, 31-46)

Un article rédigé par Baujard Monique (59821) - RCF, le 19 février 2024  -  Modifié le 19 février 2024
Prière du matin "Chaque fois que vous l’avez fait à l'un de ces plus petits ..." (Mt 25, 31-46)

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 31-46)

 

Méditation de l'évangile (Mt 25, 31-46) par Monique Baujard

 

Chant Final " Chaque fois que vous l'avez fait " par Michel Wackenheim

alexandra-seinet alexandra-seinet

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
“Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront :
“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.”

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
“Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi :
“Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

Source : AELF

Méditation   Monique Baujard

Nous venons d’entendre un des passages les plus connus de l’Evangile de Saint Matthieu. Sous une simplicité apparente, le texte révèle une incroyable exigence. L’Evangile nous demande ni plus ni moins que de reconnaître le Christ dans tout homme et dans toute femme, et particulièrement dans les plus petits, les plus démunis, celles et ceux qui ont faim, soif, qui sont étranger, nu, malade ou en prison. Cela demande une véritable conversion de notre regard, qui se laisse plus facilement capter par ce qui est beau, jeune, riche et bien portant. Encore qu’il ne suffise pas de reconnaître le Christ dans chaque personne, le texte nous dit que nous serons jugés sur ce que concrètement nous avons fait pour les venir en aide. L’Evangile d’aujourd’hui forme la base de la pensée ou la doctrine sociale que l’Eglise développera par la suite. Au passage, il est possible de constater qu’il n’est pas question de morale familiale ou sexuelle. Non pas que celle-ci n’ait aucune importance, mais les exigences énoncées ici se situent en amont. Elles visent les conditions minimales du respect de la dignité humaine. Une personne qui a faim, qui n’a pas accès à l’eau potable ou qui ne peut se vêtir, ne peut assumer son rôle dans la société. L’étranger, qui n’a pas de toit et ne connait pas les codes sociaux du pays où il arrive, ne peut s’y insérer. Les malades et les prisonniers sont, pour des raisons bien différentes, temporairement mis à l’écart de la vie de la société. L’Evangile nous enjoint de faire en sorte que tout homme et toute femme reste rattaché la communauté humaine et de faire en sorte que tous peuvent y jouer leur rôle. Au-delà de nos engagements personnels, cela implique aussi une action collective. En ce sens, l’Evangile vient encourager l’action politique des chrétiens en faveur d’une plus grande justice sociale. Et nous retrouvons le lien entre notre rapport à Dieu et notre rapport aux autres car le texte de ce jour nous rappelle que chaque fois que nous avons fait quelque chose pour l’un de ces petits, c’est pour le Christ que nous l’avons fait.

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

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