Accueil
"C’est toi-même qui dis que je suis roi" (Jn 18, 33b-37)
Partager

"C’est toi-même qui dis que je suis roi" (Jn 18, 33b-37)

Un article rédigé par Père Arnaud Alibert (50463) - RCF,  -  Modifié le 21 novembre 2021
Prière du matin "C’est toi-même qui dis que je suis roi" (Jn 18, 33b-37)

"C’est toi-même qui dis que je suis roi"

Méditation de l'évangile (Jn 18, 33b-37) par le père Arnaud Alibert

Chant final: "Tu es Roi" par le collectif  Béatitudes

benny-jackson-UNSPLASH benny-jackson-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Pilate appela Jésus et lui dit :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
    Jésus lui demanda :
« Dis-tu cela de toi-même,
ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
    Pilate répondit :
« Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
    Jésus déclara :
« Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes
qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
    Pilate lui dit :
« Alors, tu es roi ? »
Jésus répondit :
« C’est toi-même qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »

Source : AELF

Méditation Père Arnaud Alibert

Pilate fait face à Jésus. Pour l'un,  le moment est politique ; pour l'autre, Jésus, c’est un moment de salut, pas seulement pour lui-même comme s'il s'agissait de sauver sa peau mais bien à la fois pour Pilate qui véritablement joue la sienne et pour l'humanité entière. L’évangéliste tient sa plume comme un pont suspendu au-dessus d’un ravin, qui nous fait passer du judiciaire au spirituel.

Comme dans tout procès, même si celui-ci n'a que les apparences de la justice, Pilate examine le grief. Mais le prévenu écarte cette question ; ce serait à Pilate de trouver ce qu’il a fait et non à lui de s’auto-accuser. Jésus récuse l’accusation et même le procès. Il n'est pas un sujet de l'empereur romain. Il n’a pas vocation à faire partie des chroniques de l’Empire. En revanche, si Pilate veut faire partie de l’histoire de Jésus, il doit non pas se mettre face à lui, mais derrière et, comme tout un chacun, le suivre.

Jésus propose à Pilate, et avec lui à tous, de sortir du piège du pouvoir et de la domination. Puisqu’en définitive, on ne se soumet qu’à ceux à qui ont appartient, Jésus choisit son appartenance et nous l’offre en partage. Son appartenance est double: il appartient au Royaume de Dieu, un Royaume qui n'est pas de ce monde, et il appartient à la vérité.

C'est pourquoi il est venu sans garde pour assurer sa sécurité. Il n'est pas venu pour croiser le fer avec Pilate mais pour le placer devant un grand défi, un vrai combat fait de noblesse et d’espérance : parmi toutes les voix qui se font entendre à lui, Pilate, extérieurement et intérieurement, laquelle va-t-il choisir d’écouter ?

Par la grâce de cet évangile de la Solennité du Christ Roi de l’univers, nous nous retrouvons dans la même situation. Quelle parole est bonne à entendre ? quelle est celle qui me fait vivre ? quelle sera ma maxime d’aujourd’hui ?

Bonne journée. Que le Christ règne dans nos cœurs.

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don