«Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi... » (Mt 10, 37-42)
« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » (Mt 10, 37-42)
Méditation par Monique Baujard
Chant final : "Tu as mis ta main sur moi" de Emmanuel
benny-jackson-UNSPLASHÉvangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Source : AELF
Méditation Monique Baujard
Au moment d’envoyer les apôtres en mission, Jésus leur tient un discours exigeant qui vaut aussi pour nous aujourd’hui. Ces paroles peuvent paraître rudes. Mais, en fait, Jésus dessine une ligne de conduite pour nos relations familiales et sociales. Il veut nous faire comprendre que la seule façon d’y arriver c’est de mettre Dieu à la première place dans notre vie. Il pointe deux écueils : d’abord l’idolâtrie, puis l’égocentrisme. L’égocentrisme consiste à être tellement imbu ou préoccupé de soi-même que l’on ne voit plus ni la valeur ni les besoins des autres. C’est ne plus entendre la voix prophétique qui dérange. C’est la tentation de verser dans le « tous pourris » et ne plus voir qu’il y a des femmes et des hommes justes autour de nous. C’est passer à côté des besoins élémentaires des autres, que ce soit un verre d’eau, un logement, un travail. Jésus demande à ses disciples un regard bienveillant, accueillant et attentionné sur le monde, ce qui n’exclut pas une saine critique. Car, à l’inverse, l’autre écueil à éviter c’est de transformer ceux que nous aimons en idoles. La famille peut être un lieu merveilleux mais elle peut aussi être le théâtre de violences verbales ou physiques destructrices. Les histoires d’abus et d’emprise regorgent de personnes formidables, au-dessus de tout soupçon, qui ont été mis sur un piédestal et qui se sont avérés par la suite de redoutables prédateurs. Ne jamais oublier donc que tout être humain reste un être vulnérable comme chacun de nous. Mettre Dieu à la première place, c’est accepter que nos relations, familiales et sociales, ont besoin d’être passées au crible de l’Evangile. Dénoncer les comportements fautifs de ceux que nous aimons peut conduire à devoir supporter l’incrédulité et même l’animosité de notre entourage. Ce qui peut être une façon de porter sa croix à la suite du Christ.


Chaque matin, l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.
Découvrez aussi la page Prière du jour pour prendre un temps de recueillement au quotidien.
Prière du Matin : bien commencer sa journée en méditant avec l’Évangile du jour
