" Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier..." (Jn 8, 1-11)
" Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre "
Méditation de l'évangile (Jn 8, 1-11) par Monique Baujard
Chant final : "Christ est la lumière" par Matt Marvane
alexandra-seinetÉvangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu,
et disent à Jésus :
« Maître, cette femme
a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé
et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger,
il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché,
qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau
et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela,
s’en allaient un par un,
en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »
Source : AELF
Méditation Monique Baujard
L’histoire de la femme adultère vient illustrer l’hostilité des pharisiens à l’égard de Jésus. La question qu’ils lui posent est un piège. La lapidation est bien le châtiment prévu en cas d’adultère, aussi bien pour l’homme que pour la femme (Dt 22,22 et Lv 20, 10). Ici l’homme est absent et il est clair que ce n’est pas la punition des coupables qui intéresse les pharisiens. Ce qui les préoccupe c’est la foule de plus en plus nombreuse qui suit Jésus. Aussi cherchent-ils à mettre Jésus en échec devant l’assistance venue écouter son enseignement. Si Jésus refuse la lapidation de la femme, il se met en contradiction avec la loi, qui constitue pour les pharisiens le cœur de la foi. Si, au contraire, il consent à la lapidation, il se met en porte-à-faux avec son enseignement sur le pardon et la miséricorde de Dieu. Le silence de Jésus laisse entendre qu’il entrevoit leur stratagème et il retourne le piège contre eux. En invitant ceux qui sont sans péché à jeter la première pierre, il oblige chacun à examiner son propre rapport à la loi. Lorsqu’on réclame l’application de la loi dans toute sa rigueur, il faut le faire de façon systématique, pour tous et partout. Sur ce point, le texte reste d’une grande actualité, surtout en cette période de Carême. Les chrétiens aussi sont prompts à juger leurs contemporains, à s’enflammer parfois pour la défense d’une seule cause en occultant toutes les autres transgressions de la loi ou manquements à la charité. La loi, la doctrine et même la tradition peuvent être utilisées comme autant de pierres à jeter à ceux qui ne les observent pas. Ce n’est pas le choix de Jésus pour qui la loi est un guide vers la liberté, qui aide la personne à se remettre debout. Aussi quand tous sont partis, il dit à la femme « Je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus ».


Chaque matin, l'Évangile du jour commenté par un prêtre ou un pasteur. Ce temps de prière invite à prendre le temps de la méditation et s'achève par la proclamation du Notre Père.
Découvrez aussi la page Prière du jour pour prendre un temps de recueillement au quotidien.
Prière du Matin : bien commencer sa journée en méditant avec l’Évangile du jour
