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Catéchumènes: un boom qui se confirme dans le Pas-de-Calais

Catéchumènes: un boom qui se confirme dans le Pas-de-Calais

Un article rédigé par Claire Kiral - RCF Hauts de France, le 12 février 2026 - Modifié le 12 février 2026
Eglise en Hauts-de-FranceArras: Appel décisif des catéchumènes et soirées élections municipales

Samedi 14 et dimanche 15 février 2026 aura lieu l’appel décisif des catéchumènes du Pas-de-Calais. Une célébration en deux temps qui s’explique par le nombre croissant des candidats au baptême dans ce département. Une bonne nouvelle vécue dans tout le diocèse et qui continue de surprendre, comme en témoigne Sébastien Vereecken, responsable du catéchuménat dans le diocèse d’Arras.

Les catéchumènes du Pas-de-Calais seront plus de 200 cette année à répondre à l'appel décisif que leur adressera Mgr Leborgne, évêque d'Arras. - Crédits photo: diocèse de Tours Les catéchumènes du Pas-de-Calais seront plus de 200 cette année à répondre à l'appel décisif que leur adressera Mgr Leborgne, évêque d'Arras. - Crédits photo: diocèse de Tours

« J’ai été moi-même surpris! Nous avons plus de 200 catéchumènes cette année » s’enthousiasme Sébastien Vereecken, chargé du catéchuménat dans le diocèse d’Arras. 

Un tel chiffre a nécessité de dédoubler la célébration de l’appel décisif des catéchumènes : « il y aura un groupe le samedi 14 février et un groupe le dimanche 15, à Frévent. Nous aurons à chaque fois une journée entière pour prendre le temps le matin avec les catéchumènes et leurs parrains et marraines, et ensuite la célébration l’après-midi. » 

Appelés un par un par leur nom par Mgr Leborgne, évêque d’Arras, les catéchumènes seront ainsi invités à confirmer leur désir de cheminer vers le baptême.

Le Covid et le témoignage des chrétiens, deux facteurs récurrents dans le parcours des catéchumènes

 

Celui qui reçoit les demandes de baptême depuis 2014 a vu nettement les chiffres augmenter depuis son arrivée. « On a vu les demandes décoller depuis la fin du Covid : les catéchumènes disent souvent que le confinement a été l’occasion de se poser des questions existentielles. » 

Un constat partagé dans tous les diocèses de France, ainsi qu’un autre facteur récurrent : le témoignage des proches croyants. « Les grands-parents sont souvent cités comme ayant eu un rôle de témoin et de transmission de la foi. Chez les plus jeunes, on entend aussi parler des copains croyants et pleinement assumés. »

 Les catéchumènes disent souvent que le confinement a été l’occasion de se poser des questions existentielles.

Une répartition qui reflète les particularités du territoire

 

Dans le Pas-de-Calais, département de 1,4 million d’habitants dans les Hauts de France, la densité de population est assez variable. Mais le phénomène des catéchumènes s’observe « sur tout le territoire », avec toutefois quelques nuances : « c’est dans les zones plutôt rurales qu’il y a le moins de catéchumènes, car elles sont moins densément peuplées, et surtout traditionnellement plus christianisées » explique Sébastien Vereecken. 

Les villes comme Arras sont en revanche particulièrement touchées, tout comme la Côte d’Opale entre Boulogne-sur-Mer et Berck. 

Plus surprenant, « on observe les chiffres les plus élevés dans les zones traditionnellement plus populaires, telles que Calais ou dans le bassin minier », la zone géographique composée de villes minières petites et moyennes telles que Lens ou Béthune. Une surreprésentation qui s’explique par un nombre plus faible de personnes baptisées enfant, mais aussi « le remarquable travail de l’équipe paroissiale sur place. Il y a également une population assez défavorisée pour qui la découverte d’un Dieu qui dit « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime » (Isaïe 43, 4) est une révélation. »

La découverte d’un Dieu qui dit « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime » (Isaïe 43, 4) est une révélation. 

Un nouveau challenge pour l’Eglise

 

Si ce « boom » des catéchumènes est une bonne nouvelle pour l'Église locale, elle n’en reste pas moins un défi. Selon le responsable du catéchuménat, c’est tout l’accompagnement qui doit être revu : « jusqu’à maintenant, on proposait un accompagnement très individualisé. Maintenant, c’est devenu impossible, donc on propose un accompagnement en groupe, et c’est mieux : cela donne à voir une plus grande variété de visages d’Eglise et de manières de prier. » Un changement d’approche qui demande aussi du renfort pour les équipes en place : « il va falloir que l’Esprit Saint souffle fort aussi pour nous envoyer des accompagnateurs pour toutes ces personnes qui arrivent ! » affirme en riant Sébastien Vereecken. 

Une mission enthousiasmante, à l’écouter: « on est attentif aux catéchumènes, à ce qu’ils nous disent, ça nous demande de l’humilité mais c’est source de fraîcheur, de vitalité et de dynamisme. »

 

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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