JavaScript is required
Accueil
« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne... » (Lc 4, 38-44)

« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne... » (Lc 4, 38-44)

Un article rédigé par Père Sébastien Antoni (50468) - RCF, le 2 septembre 2026 - Modifié le 2 septembre 2026
Prière du matin« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne... » (Lc 4, 38-44)

« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle, car c’est pour cela que j’ai été envoyé »

Méditation de l'évangile (Lc 4, 38-44) par le Père Sébastien Antoni

michal-bielejewski-UNSPLASHmichal-bielejewski-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm
et entra dans la maison de Simon.
Or, la belle-mère de Simon
était oppressée par une forte fièvre,
et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
    Il se pencha sur elle,
menaça la fièvre, et la fièvre la quitta.
À l’instant même, la femme se leva
et elle les servait.

    Au coucher du soleil,
tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités
les lui amenèrent.
Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux,
les guérissait.
    Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant :
« C’est toi le Fils de Dieu ! »
Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler
parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.

    Quand il fit jour, Jésus sortit
et s’en alla dans un endroit désert.
Les foules le cherchaient ;
elles arrivèrent jusqu’à lui,
et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
    Mais il leur dit :
« Aux autres villes aussi,
il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu,
car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
    Et il proclamait l’Évangile
dans les synagogues du pays des Juifs.

Source : AELF

Méditation  Père Sébastien Antoni

L'évangile nous livre ce matin trois scènes très courtes, très simples, qui nous font entrer dans l'intimité de Jésus. Chacune se laisse regarder comme un tableau, et chacune éclaire les autres.

Voici la première. Après l'office de la synagogue, Jésus se rend chez Simon pour y passer la journée. Mais la maison est désorganisée, comme toute maison de malade. La belle-mère est couchée, elle ne peut pas le recevoir. Elle n'a même plus la force de demander quoi que ce soit : ce sont ses proches qui implorent Jésus en sa faveur. Voilà déjà tout un enseignement sur la prière d'intercession. Prier pour quelqu'un n'est jamais un geste magique ; c'est une manière très concrète de vouloir du bien. L'évangile ne rapporte aucun mot de cette femme, seulement la prière des autres autour d'elle, et cela suffit. Jésus se penche sur elle, et ce mouvement est déjà le premier miracle. Nos vies changent radicalement le jour où nous découvrons que quelqu'un s'est approché de nous, précisément quand les autres s'en allaient. Puis, d'un mot, Jésus commande à la fièvre, comme il chasse aujourd'hui encore toute fièvre de nos vies, celle de l'action désordonnée comme celle des cœurs qui ont perdu la fraîcheur du premier don. À peine relevée, la femme se met à servir sans un mot. Elle a retrouvé un but, une raison d'être debout.

Vient le deuxième tableau. Au coucher du soleil, quand la chaleur est retombée et qu'on peut transporter les malades, Jésus guérit tous ceux qu'on lui amène, jeunes ou vieux, en proie à leurs démons quotidiens. Autour de lui, des centaines de personnes appellent et s'impatientent. Et lui, dans la foule, trouve le temps de regarder chacun et de lui imposer les mains comme s'il était l'unique.

Reste la troisième scène. Très tôt le matin, Jésus cherche la solitude. Il n'a pas boudé l'action, il s'est dévoué toute la journée et a guéri jusqu'à la nuit tombée. Mais il a besoin de la prière, et il s'en donne les moyens. La foule le rejoint et voudrait le retenir. C'est bien notre réflexe, à nous aussi, quand nous avons rencontré le Seigneur : nous voudrions prolonger indéfiniment ces heures où enfin nous avons été vrais devant Dieu. Or Jésus nous renvoie à notre mission, qui est la sienne, et qui est universelle : « Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »

Voilà ce qui relie les trois tableaux. La prière véritable engage aussi nos mains et notre travail, elle ne se contente jamais de paroles et de sentiments. Notre corps lui-même devient intercession, comme un sacrement par lequel le Christ touche la vie des autres. Et pour ne jamais perdre le contact avec le Maître, il ne nous reste qu'à repartir sans cesse avec lui.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.