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RCF Aller à Lourdes, c'est faire l'expérience de la fraternité

Aller à Lourdes, c'est faire l'expérience de la fraternité

Un article rédigé par Véronique Alzieu - RCF, le 12 juin 2024  -  Modifié le 12 juin 2024

Depuis près de 160 ans, des centaines de millions de pèlerins sont venus du monde entier à Lourdes. Pour certains, c'est le pèlerinage d’une vie. Si les miracles ne sont pas pour rien dans cet attrait, la fraternité qu’on y observe est au moins aussi célèbre. Et si c’était ça le véritable miracle de Lourdes ? 
Rencontre avec Sébastien Antoni, religieux assomptionniste et directeur du pèlerinage national.

Le sanctuaire de Lourdes ©Wiki common Le sanctuaire de Lourdes ©Wiki common

Cette année comme touts les ans, le pèlerinage nationale de Lourdes aura lieu autour du 15 août, pour la fête de l'Assomption. Depuis l'origine, ce sont les Augustins de l'Assomption qui organisent ce pèlerinage où tout est fait pour accueillir au mieux les personnes malades et handicapées.

Bernadette Soubirous et les apparitions


Du 11 février au 16 juillet 1858, une adolescente pauvre et maladive d’un village des Pyrénées bénéficie de 18 apparitions, dans une grotte. Quand Bernadette Soubirous demande son nom à la dame, celle-ci lui répond "Je suis l'immaculée Conception". Qui d'autre que la Vierge Marie peut donner une telle réponse? Un premier miracle intervient en mars 1858. Le bouche à oreille fait son œuvre et très vite la grotte au bord du gave attire croyants et curieux. "Lors d’une des apparitions explique Sébastien Antoni, la Dame demande que l’on vienne en procession à Lourdes. C’est le thème du pèlerinage de cette année. Venir à Lourdes, c'est faire une rencontre et construit son histoire spirituelle "

 

Sainte Bernadette Soubirous

 

Un pèlerinage ça demande un certain courage, c’est le début de la foi


À Lourdes, les malades sont à la première place 


De pauvre condition, Bernadette Soubirous souffre de graves problèmes respiratoires. Alors quand Marie s’adresse à elle avec douceur et attention, elle n’en revient pas. "Elle me regardait comme une personne" dira Bernadette. "A travers l’expérience de cette gamine qui se sent exister dans le regard aimant de Marie, c’est la question de l’identité retrouvée qui est soulevée précise Sébastien Antoni. Dans nos sociétés performantes, on a tendance à dissimuler la souffrance et le handicap. A Lourdes on les montre, on prend soin des personnes et des corps souffrants. Grâce à leur pèlerinage à Lourdes d’innombrables personnes redécouvrent leur dignité et que leur vie vaut d’être vécue tout en étant malades ou handicapées. Les personnes qui se mettent au service des malades à Lourdes ne sont pas des pro, ce sont des bénévoles qui prennent sur leurs vacances ou leurs loisirs. Ils passent du temps avec leurs frères et sœurs souffrants, de manière désintéressée." 

Partir en pèlerinage, c’est quitter son chez soi comme Abraham répondant à la demande de Dieu qui lui dit "Quitte ton pays […] et va vers le pays que je te montrerai". Le pays vers lequel Dieu nous envoie, c’est notre propre vie, notre propre intériorité. "En devenant pèlerin explique Sébastien Antoni, on part à la découverte de soi-même. Un pèlerinage, c’est le début de la foi et finalement notre vie entière est un pèlerinage". Mais il n’est pas toujours facile de laisser un quotidien et des habitudes. "Quand on se sent fragilisé par la maladie ou tout autre épreuve et qu’on a besoin de sécurité, un pèlerinage demande un certain courage admet le religieux assomptionniste. Mais on emporte avec soi ses soucis, ses joies et tout ce qui fait notre vie pour le mettre sous le regard de Dieu".

À Lourdes la fraternité a d’innombrables visages


Lourdes : Le miracle de la fraternité


Partir ne serait-ce que cinq jours peut paraitre une montagne. Une démarche qui peut pourtant remettre en route intérieurement. L’inattendu à tant à offrir ! "Et en premier lieu l’expérience de la fraternité" ajoute Sébastien Antoni. L’amitié des personnes malades, l’attentions des médecins, la serviabilité des brancardiers, la fraternité à Lourdes a d’innombrables visages. "Pendant le pèlerinage national, on fait le plein de bonté et de joie ! sourit Sébastien Antoni. On prend le temps de se parler, de s’écouter et de prier ensemble. On profite aussi des terrasses de cafés et des rencontres informelles pour créer des liens. Certes on quitte des sécurités mais sentir que l’on existe et que l’on compte pour d’autres, ça vaut vraiment le voyage!" 


 

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