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"À mes brebis, je donne la vie éternelle" (Jn 10, 27-30)
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"À mes brebis, je donne la vie éternelle" (Jn 10, 27-30)

Un article rédigé par Antoni Sébastien (Père) (57489) - RCF, le 8 mai 2022  -  Modifié le 8 mai 2022
Prière du matin "À mes brebis, je donne la vie éternelle" (Jn 10, 27-30)

"À mes brebis, je donne la vie éternelle"

Méditation de l'évangile (Jn 10, 27-30) par le père Sébastien Antoni

Chant final: "Toi, tu nous aimes" par la communauté de Taizé

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus déclara :
    « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
    Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
    Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
    Le Père et moi,
nous sommes UN. »

Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni

Vous l’avez ? Vous le voyez le merveilleux décor ? Petits agneaux si mignons… Alpages d’une herbe verte et tendre, un petit cours d’eau, des millions de fleurs, des abeilles et des oiseaux dans le ciel sans nuage et bien sûr un soleil resplendissant. Ça y’est… vous l’avez ? Ce décor de nos représentations d’un évangile bucolique et si rassurant ? Tranquille, paisible et ne dérangeant personne avec son air de vacances ? Voici la parabole du bon berger aux cheveux blonds et bouclés… Quel ennui ! Heureusement, cette parabole est sulfureuse, scandaleuse et devrait nous titiller, nous provoquer, nous déranger… 

Regardons de plus près : il y est question d’une reconnaissance vocale qui lie les brebis au berger : elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix ! Elles ne suivraient pas un étranger. Connaitre la voix, et surtout celui qui parle voilà la clé… et Jésus va préciser son identité. Il va plus loin que ce à quoi la tradition messianique avait préparé les juifs. En effet, depuis le début de l’évangile de Jean, il joue d’une ambiguïté sur la nature du lien qui le lie à Dieu. Jusqu’à la révélation qui achève la parabole : « Moi et le Père, nous sommes un. » Il n’y a donc pas seulement filiation entre Jésus et Dieu, il y a fusion. Dans parabole du berger, Jésus revient sur l’idée de la reconnaissance vocale entre lui et son troupeau. Disant cela, il définit le lien qui nous unis, nous les brebis à sa personne, ce n’est pas pour suivre un gourou autoproclamé qui viendrait nous dire des nouveautés inédites ou philosophiques ou même prophétiques. Les brebis de ce berger, le suivent parce qu’il vient du fond des âges, parce qu’il vient de l’Éternité redire une parole éternelle et qu’il n’a pas inventée : sa langue maternelle a l’accent de Dieu, nous reconnaissons dans sa bouche la voix de Celui qui nous a mis au monde. Ainsi avons-nous une relation suffisamment sérieuse avec le Christ ? Libérés des images d’Epinal, ce petit souvenir en papier de nos premières communions d’enfant ? Ecoutons sa voix, sa voix seul qui nous parle non pas dans nos têtes et dans nos rêves, mais d’abord et surtout dans la Parole de l’évangile… oui, écoutons sa voix qui résonne dans l’évangile, et suivons-le Lui…

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