À Courset, préparer son avenir en se formant, en servant et en approfondissant sa relation à Dieu
Depuis bientôt 20 ans, le Foyer de Charité de Courset, dans le Pas-de-Calais, propose aux jeunes de venir passer entre 3 mois et un an à l’écart. Un temps pour se former, servir, approfondir sa relation à Dieu et préparer son avenir. Si l’entourage a parfois du mal à comprendre le choix de ces jeunes, eux témoignent d’une année vécue un beau cadeau pour leur vie.
L'année pour Dieu est proposée aux jeunes de 18 à 30 ans pour se former et réfléchir à leur avenir. Crédits : Pétronille Berger« C’est Dieu qui m’a donné une année, il m’a attiré là, il m’a donné une grande quantité de choses, c’était très fort » assure Pierre-Augustin Masson. L’« Année pour Dieu » au Foyer de Charité, à Courset dans le Pas-de-Calais propose aux jeunes entre 18 et 30 ans de prendre entre 3 et 10 mois pour se poser, se former et réfléchir à leur avenir.
« A l’Année pour Dieu, tout est dans le titre : c’est une année [ou quelques mois] qu’on donne à Dieu, mais on reçoit tellement en retour » raconte Pierre-Augustin, lui-même ancien étudiant à l’Année pour Dieu.
A l’Année pour Dieu, tout est dans le titre
Quatre piliers
Le concept repose sur quatre piliers : la formation, le service, la prière et la préparation de l’avenir.
Chaque jour commence par un temps de laudes et d’oraison personnelle, suivi par un temps de formation. Théologie, ecclésiologie, étude biblique, morale, liturgie, christologie, les domaines sont variés et ont pour objectif d’approfondir la connaissance de Dieu. La messe vient clôturer les matinées.
L’après-midi est souvent consacrée aux services auprès du Foyer de Charité ou auprès du Collège Ste Odile, adossé au Foyer de Charité. Du temps est également consacré à la préparation de l’avenir.

Une année de discernement vocationnel ?
Prendre ainsi un temps plus ou moins long à l’écart pour prier et se former n’est pourtant pas toujours bien compris par l’entourage. « Ça paraît toujours un peu fou, les gens ont l’impression qu’on va forcément devenir prêtre ou religieuse… ce n’est pas du tout confortable ! » raconte Pierre-Augustin, aujourd’hui président de l’association « Jeunes pour demain » qui coordonne l’Année pour Dieu.
De fait, le cadre de cette année se prête aux questions de discernement de vocation, mais « ce n’est pas le but » assure Pierre-Augustin. « Le nombre de personnes qui sont devenues prêtre ou religieuse à l’issue de l’Année pour Dieu se compte sur les doigts d’une main » ajoute-t-il.
Les gens ont l’impression qu’on va forcément devenir prêtre ou religieuse… ce n’est pas du tout confortable !
Préparer l’avenir
Plus que le discernement vocationnel, c’est bien la réflexion sur l’avenir de sa vie au sens large qui est bien au cœur du projet de l’Année pour Dieu. Avenir professionnel, place de Dieu dans la vie, engagement personnel sont autant d’aspects auxquels les jeunes sont encouragés à réfléchir.
« Moi j’y allais pour discerner ce que je dois faire comme études, et petit à petit, tout s'est éclairci. J’étais dans la confiance que Dieu m’accompagnait. Je suis ressorti en ayant un désir très profond de vouloir faire une place à Dieu dans ma vie. J’ai pris conscience que je ne peux pas me contenter du métro-boulot-dodo : dans la vraie vie, il y a Dieu au centre. »
Au-delà de l’expérience personnelle, Pierre-Augustin est convaincu que toute l’Eglise bénéficie de ce projet porté par le Foyer de Charité : « L’Année pour Dieu permet d’avoir des laïcs ancrés pour l’Eglise, et c’est ce dont on a besoin aujourd’hui. Ils ont le désir de faire des choses, de faire bouger l’Eglise. C’est un beau cadeau fait à l'Église car on donne des jeunes prêts à aimer. »
C’est un beau cadeau fait à l'Église car on donne des jeunes prêts à aimer


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