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RCF Pascale Morinière - Les contours de la convention citoyenne sur la fin de vie
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Pascale Morinière - Les contours de la convention citoyenne sur la fin de vie

RCF, le 6 décembre 2022  -  Modifié le 17 juillet 2023
La chronique des AFC Pascale Morinière - Les contours de la Convention Citoyenne sur la fin de vie

La convention citoyenne sera installée le 9 décembre prochain. Elle est organisée par le CESE, le Conseil économique, social et environnemental. Elle va réunir 150 citoyens tirés au sort du 9 décembre au 19 mars pour neuf sessions de deux jours et demi de réflexions et de débats. À l’issue de cette convention citoyenne et de ses préconisations, le gouvernement présentera un projet de loi sur la fin de vie.

Pascale Morinière ©DR Pascale Morinière ©DR

Les AFC ont été reçues le 12 octobre dernier à l’Élysée par des conseillers du président de la République. Ceux-ci nous ont assuré, la main sur le cœur, qu’ils attendaient tout de la réflexion de cette convention citoyenne. Ce mode de "démocratie participative" semble être à présent la meilleure manière de légitimer des projets de société clivants, qu’il s’agisse de la bioéthique, du climat ou du projet de légaliser l’euthanasie.

 

Quelle est la légitimité de la convention citoyenne ?

 

Les 150 citoyens n’ont pas d’autre légitimité que celle du tirage au sort. C’est une démarche inverse de celle de la démocratie où le peuple donne un mandat à ceux qui ont mission de le représenter. En prenant des personnes neuves par rapport à ces questions et en guidant leur réflexion dans un cadre pré-organisé, on ne peut pas parler de neutralité comme cela nous a été dit à l’Élysée. On connaît la position du CESE sur la fin de vie puisqu’il a rendu un avis en faveur de l’euthanasie allant jusqu’à la qualifier de "dernier soin", en 2018. Nul doute que les débats et conclusions de la convention citoyenne reflèteront cette position.

 

Le mandat de la convention citoyenne est sur la fin de vie, non sur l’euthanasie…

 

Mais remarquons que l’exécutif avance à petits pas. L’académicien Erik Orsenna a reçu la mission de travailler sur le vocabulaire pour tenter de remplacer le mot "euthanasie", perçu comme trop violent. Rappelons aussi que Sacha Houlié, député Renaissance et président de la commission des lois de l’Assemblée, affirmait dans La Croix du 24 septembre que ce n’est pas parce que la convention citoyenne s’opposerait à l’aide à mourir que l’Assemblée ne s’engagerait pas dans le processus de légalisation. Tout cela montre que ces débats cherchent seulement à rendre cette transgression acceptable par l’opinion publique. Il est temps pour les citoyens de se tenir au courant et de réagir auprès de leurs députés et sénateurs !

 


Chaque semaine, Pascale Morinière, des Associations familiales catholiques (AFC), réagit à l'actualité qui concerne la vie des familles.

> La Chronique des AFC

 

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Émission Je pense donc j'agis © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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