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"Mon corps m'appartient"... Vraiment ?, par Pascale Morinière

"Mon corps m'appartient"... Vraiment ?, par Pascale Morinière

Un article rédigé par Pascale Morinière - RCF, le 5 mars 2024  -  Modifié le 13 mars 2024
La chronique des AFC "Mon corps m'appartient"... Vraiment ?

LA CHRONIQUE DE PASCALE MORINIÈRE - L’IVG est entrée hier dans la Constitution française. On a beaucoup entendu l’argument des féministes "Mon corps m’appartient". Revenons sur ces expressions. "Je fais ce que je veux de mon corps" ou "Mon corps m’appartient" sont des éléments de langage historiques des militants de l’avortement.

Pascale Morinière ©RCF Radio Pascale Morinière ©RCF Radio

Peut-on dire que notre corps nous appartient comme on possèderait un objet ? C’est en fait une vision assez dualiste de la personne qui se verrait comme un esprit en possession d’un corps.

Corps, cœur et esprit : sont-ils distincts ?

D’un côté le cœur, la raison, la spiritualité et de l’autre le corps qui serait le véhicule de la personne ! Il serait beaucoup plus juste de dire "mon corps, c’est moi" pour insister sur l’unité de la personne. Le corps n’est pas un objet détaché de nous-même. Nous ne pouvons d’ailleurs plus ignorer les souffrances de celles ou ceux qui ont été physiquement traités comme des objets. Oui, mon corps, c’est bien aussi moi !

"Mon corps, c'est bien moi aussi", un argument valable pour justifier l'IVG ?

On sait que le corps de l’enfant à naitre n’est pas celui de la mère même s’il est entièrement
dépendant d’elle au long des 9 premiers mois.
L’enfant est une autre personne. Ce n’est pas
exactement "mon corps, mon choix" ! La grossesse pose une question à la femme : "Veux-tu bien accueillir ce petit hôte pendant 9 mois ? La mission, si tu l’acceptes, serait de le laisser grandir en toi pour qu’il puisse ensuite continuer une vie autonome. Tu n’y étais peut-être pas prête, mais consens-tu à l’amener à la vie ?"

La chronique des AFC "Mon corps m'appartient"... Vraiment ?

La société devrait davantage entourer et épauler celles qui acceptent cette précieuse mission de la vie et non leur offrir un choix binaire : garder ou ne pas garder leur enfant.

Journée de la femme : un progrès pour les droits des femmes ?

Les droits des femmes ne se confondent pas avec l’accès à l’avortement. Ils sont d’abord dans la possibilité d’accueillir les enfants qu’elles désirent avec leur conjoint et de les élever décemment. Nous savons qu’en France, ce sont les femmes pauvres qui avortent le plus. Nous savons aussi que les Français n’accueillent pas le nombre d’enfants qu’ils souhaitent ! Les droits des femmes sont encore dans l’égalité salariale qui n’est toujours pas réelle ou dans le respect des femmes dans l’espace public. Il y a encore beaucoup à faire dans d’autres domaines que la promotion de l’IVG !

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