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Mieux contrôler l'éducation à la sexualité donnée à l'école, par Blanche Streb

Mieux contrôler l'éducation à la sexualité donnée à l'école, par Blanche Streb

Un article rédigé par Blanche Streb - RCF, le 3 février 2024  -  Modifié le 5 février 2024
Le point de vue de 7h55 Mieux contrôler l’éducation à la sexualité donnée à l’école, par Blanche Streb

LA CHRONIQUE DE BLANCHE STREB - Lundi, l’association SOS Education a publié un rapport sur l’éducation sexuelle à l’école. Blanche Streb alerte sur la violence sans précédent des témoignages recueillis.

Blanche Streb ©Paul-Augustin Frécon Blanche Streb ©Paul-Augustin Frécon

SOS Éducation est une association créée il y a 20 ans au moment des premiers résultats - déjà inquiétants à l’époque - des études PISA sur le niveau scolaire. Des parents passionnés par l’éducation et déterminés à inverser la tendance se sont rassemblés. La question de l’éducation sexuelle est un enjeu bien plus récent.

Un rapport alarmant

Ce rapport est un dossier consistant, quasi 200 pages. Une partie est dédiée à l’enfant, à son développement, cognitif, affectif, comment préserver ses liens d’attachement et les risques de traumatismes face à un réel sexuel imposé à un âge inapproprié. Une est dediée à l’adolescence. Une autre aux dangers de l’hypersexualisation de notre société. Il y a aussi des témoignages stupéfiants. D’ailleurs tout est parti de là.

Des témoignages inquiétants

Cette association et une autre ont commencé à recevoir de plus en plus d’alertes sur des dérives graves observées dans des classes. Elles émanaient de parents, mais aussi de professeurs, d’équipes éducatives et de personnels de santé.
 

Le point de vue de 7h55 Mieux contrôler l’éducation à la sexualité donnée à l’école, par Blanche Streb

De quel genre d’alerte il s’agit ? Pour ne pas blesser de jeunes oreilles je ne donnerai pas trop de détails. Juste un exemple. Une jeune fille, en 4ème, qu’on oblige en cours d’éducation sexuelle, malgré ses refus, à placer un préservatif sur un pénis factice. Il se trouve qu’enfant, elle avait subi un abus. Résultat : reviviscence de sa situation traumatique, dégoût, refus de retourner à l’école. Et ça c’est un témoignage en 4ème. Il y en a d’autres, en primaire. Des mots, des concepts, des images entendus et imposés à un âge où c’est totalement inapproprié.

D’où viennent les problèmes, quand il y en a ?

Apparemment, il arrive que des interventions soient données par des personnes ou associations clairement militantes. Ou par du personnel mal formé, peu conscients du développement de l’enfant, de ce qu’il est capable d’entendre ou d’imaginer à tel ou tel âge. Parfois ces interventions faites par des gens extérieurs à l’établissement se passent en l’absence de professeurs, ce qui se dit n’est alors pas contrôlé.

Les préconisations du rapport

Le document propose des solutions, sur lesquelles ont travaillé un comité d’experts : médecins, pédiatres, psychologue du développement et plusieurs éminents pédopsychiatres français, comme Maurice Berger, dont l’expérience et le travail méritent respect.Je citerai la déléguée générale Sophie Audugé pour conclure : « l’École doit instruire, protéger et surtout, ne pas nuire. Elle doit respecter en chaque élève sa liberté de conscience et son cheminement personnel et intime pour édifier sa propre identité sexuée. Ce contexte positif facilitera son aspiration à aimer et à être aimé ».

Ce rapport est accessible en ligne, j’invite ceux qui veulent approfondir à le consulter.

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