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Humanité et fraternité : les clés pour survivre à la crise écologique
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Humanité et fraternité : les clés pour survivre à la crise écologique

Un article rédigé par François Mandil - RCF,  -  Modifié le 17 juillet 2023
Tout est lié Humanité et fraternité: les clés pour survivre à la crise écologique

Et si nous prenions enfin conscience que nous habitons tous et toutes le même incroyable vaisseau spatial, la terre, où l'important n'est plus d'être le plus riche du cimetière mais de vivre ensemble et d’aimer son prochain ?

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Le changement climatique et l'effondrement de la biodiversité imposent un défi immense à notre Humanité. L'Humanité pris au sens communauté humaine, mais également notre Humanité pris au sens moral, celui de notre capacité à la compassion et à la solidarité. La planète, elle, elle s'en remettra, pas d'inquiétude. Les humains, eux, rien n'est moins sûr.

 

Cette humanité, qui s'est fait la guerre sans relâche depuis des millénaires, n'a pas d'autre choix aujourd'hui que de se faire confiance et de collaborer pour assurer sa survie. C'est le pari des COP, ces conférences mondiales annuelles, grands moments de diplomatie, de poker menteur, de défenses d'intérêts financiers à court-terme au détriment du long terme.

Nous ne nous en sortirons pas sans politique, sans engagements collectifs. Les petits gestes individuels des uns et des autres sont nécessaires mais totalement insuffisants.

 

L'été que nous venons de vivre à travers le monde, le plus chaud jamais enregistré dans le monde, nous rappelle à quel point il n'y a pas un coin de la planète qui est épargné par les changements climatiques. Il faut arrêter de parler des générations futures, il faut arrêter d'illustrer avec des lointains ours blancs. Les changements climatiques, c'est partout et dès maintenant. La bonne nouvelle, c'est qu'il est encore possible de limiter la hausse moyenne globale des températures. Mais pour cela, il va falloir surmonter les replis nationalistes et les égoïsmes.

 

On les entend ces fausses bonnes raisons de ne surtout pas agir. « Le problème, c'est la Chine et l'Inde » par exemple. Sauf qu'il faut comparer ce qui est comparable, c'est-à-dire non pas des pays mais des populations. En émission de gaz à effet de serre par habitants, les Européens, et encore plus les Américains, émettent plus que les Chinois et beaucoup beaucoup plus que les Indiens. Sans parler du fait qu'une partie non négligeable des émissions de gaz à effet de serre en Chine viennent des usines fabriquant des biens de consommation vendus … en occident !

 

Accuser la démographie est une autre fausse excuse courante. Les pays à forte démographie sont justement ceux qui polluent très peu par habitants. A nouveau, le problème, c'est le niveau de consommation dans les pays riches. Ce sont les riches qui détruisent le climat et la biodiversité.

Quand un pays, une ville, une région, agit pour climat, les conséquence, aussi infimes soient-elles, profitent au monde entier et pas uniquement aux citoyens et citoyennes de cette collectivité. Toute la difficulté est là.

C'est une difficulté aujourd'hui, mais nous pouvons espérer aussi que cela soit l'occasion d'une formidable transformation de notre humanité, de notre construction d'une immense fraternité mondiale. Et si nous prenions enfin conscience que nous habitons tous et toutes le même incroyable vaisseau spatial, la terre, où l'important n'est plus d'être le plus riche du cimetière mais de vivre ensemble et d’aimer son prochain ?

 

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