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GPA, la face cachée de l'Ukraine

GPA, la face cachée de l'Ukraine

Un article rédigé par Pascale Morinière - RCF, le 1 mars 2022  -  Modifié le 17 juillet 2023
La chronique des AFC GPA, la face cachée de l'Ukraine

Le drame qui se joue en Ukraine a de nouveau fait parler de la GPA. Le salaire moyen des Ukrainiens est à peine au-dessus de 400 euros par mois. La GPA  y est autorisée pour les couples hétérosexuels ayant déjà fait quatre tentatives de FIV. Et la GPA y coute 80.000 euros contre 180.000 euros aux Etats Unis. Il s’agit donc d’une destination de GPA prisée par des couples français, australiens ou argentins comme la presse a pu s’en faire l’écho ces derniers jours.

Pascale Morinière - DR Pascale Morinière - DR

On se retrouve dans la même situation qu’au printemps 2020 lorsque la plupart des pays avaient fermé leurs frontières en raison de la crise du Covid. On se souvient de ces images de pouponnières avec des dizaines de berceaux alignés avec des bébés délaissés.

L'utilisation des femmes les plus pauvres

Aujourd'hui en France, certains candidats à la présidentielle ont dans leur programme la "GPA éthique". Pour rendre une pratique acceptable, il ne suffit pas de changer le nom ou d’y accoler un adjectif. De Christophe Beaugrand au Pr Israel Nisand en passant par Elisabeth Badinter, ce terme est répété à l’envie sur les plateaux de télévision pour habituer les esprits.

Les femmes qui se lancent dans cette pratique de la GPA le font toujours pour des raisons financières, non pour des raisons altruistes. On utilise les femmes pauvres en les payant pour qu’elles acceptent les prises de risque pour leur santé puis abandonnent l’enfant à la naissance. Et il est tout de même étonnant alors que l’on connait de plus en plus ce que vit le bébé in utero que l’on accepte d’organiser entre adultes son abandon par sa mère de naissance ! 

Situation ubuesque des Français en Ukraine

Des Français coincés en Ukraine réclament à présent l’aide de la France pour finaliser les démarches administratives et être rapatriés avec leurs enfants. Il y a une certaine indécence à s’engager dans une pratique prohibée dans son propre pays pour ensuite demander de l’aide aux frais de la communauté nationale. Mais, de plus, ce pays est en guerre ! Cela signifie nombre de souffrances pour les Ukrainiens qui la subissent, en particulier pour la mère de naissance pour laquelle nos concitoyens n’ont pas un mot de compassion dans leur message posté sur les réseaux sociaux ! Les couples qui vont pratiquer une GPA à l’étranger devraient être sanctionnés par la loi à leur retour. Le désir d’enfant ne justifie pas n’importe quoi !
 

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