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Concilier vie familiale et vie professionnelle, un défi pour les parents

Concilier vie familiale et vie professionnelle, un défi pour les parents

Un article rédigé par Pascale Morinière, des Associations familiales catholiques (AFC) - RCF, le 23 mai 2023  -  Modifié le 5 octobre 2023
La chronique des AFC Concilier vie familiale et vie professionnelle, un défi pour les parents

Il y a 10 ans, le gouvernement Hollande lançait une réforme des congés parentaux. Cette réforme a-t-elle tenu ses promesses ?

Pascale Morinière ©DR Pascale Morinière ©DR

Portée par Najat Vallaud-Belkacem, cette réforme, encore appliquée aujourd’hui, limitait à deux ans la durée du congé parental et obligeait le conjoint à s’arrêter pour bénéficier de trois ans au total. L’objectif était de mieux répartir les congés entre père et mère puisque seuls 3% des pères prenaient alors un congé parental.

 

Le but était de ne pas éloigner les femmes du marché du travail. Mais les familles ont continué de donner la priorité à leurs jeunes enfants ! Le résultat a été que nombre de femmes ont arrêté de travailler pour pouvoir s’occuper de leur enfant. Cette réforme a été un échec retentissant, a abouti à l’inverse de ce qui était recherché et a contribué à la baisse de la natalité.

 

Quels sont les besoins des jeunes familles, aujourd’hui ? Les jeunes familles souhaitent de la souplesse pour s’organiser avec soit un congé parental court d’un an bien rémunéré, au moins à 75% du salaire, soit un congé long de trois ans, indemnisé. Ils demandent la liberté pour le père ou la mère d’en bénéficier ou de pouvoir se partager ces congés.

 

Actuellement, les congés parentaux sont indemnisés à hauteur de 428 euros par mois, soit moins du tiers d’un Smic. C’est insuffisant pour s’arrêter lorsqu’il s’agit du salaire principal du foyer. Les 600.000 foyers qui bénéficiaient des congés parentaux en 2011 sont trois fois moins nombreux aujourd’hui. De ce fait, les modes d’accueil sont aussi devenus insuffisants.

 

Pourquoi cette réforme a-t-elle contribué à la baisse de la natalité ? Aujourd’hui, le premier frein à l’accueil d’un enfant, dans plus de deux tiers des cas, est la question de la conciliation vie familiale / vie professionnelle : les parents n’ont pas les moyens de s’arrêter de travailler et les modes d’accueil sont davantage sollicités qu’il y a dix ans. Les parents renoncent donc à la naissance d’un enfant de plus pour des raisons économiques.

 

D’après le journal Le Parisien, le président de la République s’est récemment inquiété de la baisse de la natalité et a demandé aux ministres de lui faire des propositions. La réforme des congés parentaux serait une mesure urgente à mettre en œuvre pour permettre aux parents d’avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent. Les jeunes foyers attendent toujours un service public de la petite enfance digne de ce nom !

 


 

Chaque semaine, Pascale Morinière, des Associations familiales catholiques (AFC), réagit à l'actualité qui concerne la vie des familles.

> La chronique des AFC

 

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