3 idées de films à voir pour les vacances de Noël
Avec l'approche des vacances de Noël, 3 idées de films à voir : Avatar, de feu et de cendres, de James Cameron ; L’Amour qu’il nous reste de l’islandais HLynur Palmason et Rebuilding de l’américain Max Walker-Silberman.
Affiche du film "Rebuilding" de Max Walker-Silberman © DRAllez d’abord voir le 3e opus d’Avatar qui franchit des sommets d’inventivité et d’audace visuelle. Pour ceux qui avaient vu l’exposition à la Cinémathèque de Paris l’année dernière, Cameron, c’est avant tout un dessinateur extraordinaire, à l’imagination débordante, qu’il transforme ensuite en effets spéciaux. A voir donc, si possible, dans une salle premium et en 3D. Les places
sont chères mais, ça vaut le coup, on en a plein les yeux et les 3h17 de spectacle valent la peine !
Une nature grandiose
Dans un tout autre style, plus naturaliste, L’Amour qu’il nous reste est un film islandais de HLynur Palmason. Il a un point commun avec Avatar : la beauté et la puissance des éléments. En Islande, la nature fait partie intégrante de la vie. Ici c’est la terre, l’eau, le vent et la glace qui servent de décors naturels. Palmason, le réalisateur, est un artiste qui engrange toute l’année des images du quotidien, avec un sens merveilleux du cadrage et de la lumière : chez lui, le ramassage des myrtilles ou le déchargement des poissons deviennent des vrais tableaux animés qu’il intègre ensuite au montage, selon son inspiration. Il y a quand même une histoire dans son film : celle de la séparation de Magnus et Anna, un couple avec 3 enfants. Elle a déjà eu lieu quand le film commence. C’est donc plus l’histoire de la fragmentation de cette famille. Magnus, espère reconquérir sa femme Anna, qui lui manque physiquement. Le film explore avec humour, tendresse, et mélancolie, l’amour qui reste entre eux, malgré tout. C’est aussi un film traversé de poésie et de mystère.
Dès la première scène, spectaculaire, un toit se détache d’un bâtiment désaffecté. On le voit basculer, vaciller puis se soulever avant de littéralement s’envoler dans les airs, laissant le ciel entrer dans l’espace ouvert. Une belle entrée en matière pour ce film très visuel et sensoriel, qui relève plus de l’expérience que de la narration. Les rêves aussi sont convoqués, et on navigue souvent entre conte et réalité, comme avec cette créature mystérieuse que les enfants ont construite à partir d’un bâton planté en terre, puis revêtue d’une armure avant de la cribler de flèches. C’est enfin une magnifique exploration du temps qui passe. Avec le passage des saisons particulièrement photogénique en Islande. Le travail d’Anna qui est artiste plasticienne, elle découpe des plaques de fer qu’elle laisse rouiller à l’air libre, sur des toiles qui évoquent à la fois les effets du temps long et les liens qui peuvent unir l’Homme à la nature.
En salle dès aujourd'hui
Un dernier film, c’est Rebuilding de Max Walker-Silberman. Il sort aujourd’hui en salles et avait reçu le Prix du Jury œcuménique au dernier Festival de Karlovy Vary. Avec Josh O’Connor, qu’on avait découvert dans la série The Crown où il jouait le Prince Charles jeune, et qui est bouleversant ici en fermier taiseux qui a tout perdu dans un incendie dévastateur. Après avoir été relogé dans un campement de fortune, il tente de renouer avec sa fille, et de regagner la confiance de son ex-femme. Le film est un beau chemin de reconstruction dans une Amérique de laissés-pour-compte, où les liens humains - aussi fragiles soient-ils - redonnent espoir et dignité à ceux qui n’ont plus rien.


Le mercredi c'est le jour où sortent les nouveaux films au cinéma. C'est aussi le jour pour écouter, à 8h45, La Chronique cinéma de Valérie de Marnhac !




