Qu'est-ce qu'une CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles)?
Mr Fabien LUZY, Directeur Adjoint du lycée Saint-Joseph d'Avignon, est venu présenter la filière CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles), accompagné de quatre étudiants qui ambitionnent d'entrer dans des écoles de hautes études scientifiques. Jules DEMOULIN, Vincent DANCER, Marius NICOLLEAU et Marina DUFFAUD sont issus de cursus lycéens différents et envisagent des cursus professionnels variés. Avec eux, nous découvrons ce que veut dire « être en classe prépa », selon l'expression usuelle. Réputée pour avoir une forte exigence, donner une masse importante de travail et engendrer une pesante compétitivité, quelle est la réalité d'une CPGE en 2026 ?
image issue de freepickCe qu'il faut retenir :
- comprendre les CPGE
- les différentes "prépas"
Qu'est-ce qu'une "prépa"?
Fabien LUZY compare volontiers ces classes préparatoires aux centres d'entrainement des sportifs de haut niveau. Comme eux, ils visent l'excellence.
Les élèves passionnés de sciences qui visent le haut de l'échelle professionnel devront intégrer une des 204 écoles d'ingénieurs, ou écoles nationales supérieures ou autres écoles spécialisées... dont l'accès n'est pas imaginable en sortant du lycée. Ils pourront se préparer à leur recrutement (le plus souvent par concours) en suivant deux années d'enseignement de connaissances spécifiques et de méthodologie de travail.
A notre micro, Mr LUZY évoque les « prépas » scientifiques qui se répartissent en 8 filières en première année, les plus connues sont MPSI (Maths Physiques Sciences de l'Ingénieur), PTSI (Physique, Technologie, Sciences de l'Ingénieur) ou encore BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre). Les élèves brillant dans les filières littéraires, économiques ou artistiques peuvent également prétendre à intégrer des « prépas » dédiées à leur domaine de prédilections : prépas Littéraires (exclusivement littéraires ou liés aux sciences sociales), prépa Commerce ou prépa Arts et Design...
Comment intégrer une prépa?
Accessibles via parcours sup pour les bacheliers (depuis un bac général ou bac technologique selon la filière envisagée, parfois même depuis un bac pro), les CPGE exigent un dossier montrant une propension pour les matières cibles, une appréciation d'élève travailleur et une lettre de motivation persuasive. Pour les dossiers que les professeurs estiment fragiles, il est possible d'envisager une CPES (Classes Préparatoire à l’Enseignement Supérieur) dont l'objectif est une remise à niveau. Les étudiants universitaires peuvent également prétendre à cette intégration. Le profil social des élèves n'est pas un frein car l'objectif de ces CPGE est d'ouvrir les voies d'excellence à tous.
Ces classes établissent un programme d'enseignement sur deux ans mais ne délivrent pas de diplôme. Un seul redoublement est admis. En revanche, en cas d'échec aux concours des grandes écoles, ces deux années offriront quelques crédits universitaires qui permettront une poursuite d'études en licence universitaire.

A quoi s'attendre en "prépa"?
Nos quatre étudiants du jour, tous en prépa PCSI, représentent un échantillon de ces jeunes gens à qui les nombres, les équations et les théorèmes ne font pas peur. Avec 10 heures de maths, 10 heures de physique et 10 heures de chimie, les semaines sont remplies de cours, de révisions et de devoirs d'entrainements. La rigueur, la méthodologie, l'organisation, la gestion du stress et de la fatigue sont des compétences déterminantes à acquérir lors des premiers mois. Elles seront indispensables pour la vie professionnelle envisagée.
Le niveau d'exigence attendu, même s'il est réputé, est souvent déstabilisant. La douloureuses chute des notes traditionnellement observée durant le premier trimestre ne doit pas décourager l'étudiant qui avait jusque-là des moyennes honorables voire très méritoires. Ces parcours intégrés au lycée permettent un encadrement pédagogique personnalisé pour chaque élève admis dans ces petites classes. L'accompagnement des professeurs aidera leur progression au fil des mois. Et si, comme le met en œuvre le lycée Saint-Joseph, l'établissement choisit de mettre en place un programme d'actions nourrissant la solidarité entre élèves comme leur bien-être, ces deux années pourront faire rimer intensité et plaisir.



L'orientation scolaire a ses codes, ses techniques, son vocabulaire. Catherine Esquer, praticienne en orientation chez Avenir Factory décortique avec ses invités, tous les mots clés pour mieux préparer l'avenir.


