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Moselle. Patrick Weiten "dire qu'on est Lorrain, ce n'est pas un gros mot"

Moselle. Patrick Weiten "dire qu'on est Lorrain, ce n'est pas un gros mot"

Un article rédigé par Cédric ROUILLON - RCF Jerico Moselle, le 27 mai 2026 - Modifié le 4 juin 2026
Politiquement vôtreRégion, agriculture, énergie : les grands chantiers mosellans de Patrick Weiten

Dans l'édition enregistrée le 26 mai 2026 de Politiquement Vôtre, l'émission politique de RCF Jerico Moselle, Patrick Weiten revient sur l’hypothèse d’une sortie de l’Alsace du Grand Est et sur les conséquences qu’elle pourrait avoir pour la Lorraine et la Moselle. Le président du Département de la Moselle précise sa position : il défend l’idée qu’il faut désormais « s’organiser entre lorrains » et ouvrir un débat de fond sur l’avenir institutionnel du territoire.

Patrick Weiten dans les locaux de RCF à MetzPatrick Weiten dans les locaux de RCF à Metz

« On va parler un tout petit peu de l’Alsace », lance Patrick Weiten quand la question lui est posée. Pour le président du Département de la Moselle, la perspective d’une sortie de l’Alsace du Grand Est n'est pas un tabou, « le Parlement peut défaire ce qu’il avait fait » ; et ouvre un débat qui dépasse le seul cas alsacien : « Nous devons nous poser cette question », a-t-il expliqué, en estimant que les Lorrains ne comprendraient pas qu’il ne le fasse pas.

 

Une question lorraine avant tout


Patrick Weiten a indiqué avoir engagé une consultation auprès de ses homologues des autres départements lorrains. Souhaitant vouloir en parler avec la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et les Vosges, et jugeant qu’« il faut qu’on se pose fondamentalement cette question ». Dans l’échange, il nous aussi rappelle que « dire qu’on est Lorrain, ce n’est pas un gros mot, dire qu’on est Mosellan, ce n’est pas un gros mot ; et si les Alsaciens redeviennent Alsaciens, alors je vais demander à ce qu'on redevienne Lorrains ».

 

Un choix historique


Le président du Département insiste également sur le caractère historique du moment. « L’histoire ne repassera pas les plats » prévient-il, estimant que si les territoires ne se positionnaient pas maintenant, ils risquaient de perdre toute possibilité de réflexion ensuite. Et de rappeler que la création du Grand Est n’avait, selon lui, pas reposé sur une concertation suffisante et qu’elle n’avait « convenu à personne ». À ses yeux, le débat ne devait pas être pris à la légère : « C’est un choix stratégiquement important pour nos territoires », a-t-il souligné, en appelant à une réflexion « avec beaucoup d’objectivité ».

Patrick Weiten a enfin souhaité replacer cette séquence dans un cadre plus large de décentralisation. Estimant que les citoyens avaient besoin d’un nouvel acte de décentralisation et d’une organisation plus lisible des compétences. Et en rappelant aussi l’idée qu’on pouvait penser certaines stratégies à l’échelle du Grand Est... Même sans Grand Est ? 

 

Cette émission de mai 2026 a également permis d’aborder d’autres dossiers de fond pour la Moselle, au premier rang desquels l’hydrogène, les Assises de l’eau, les Assises de l’agriculture et les Terres de Jim des 11, 12 et 13 septembre 2026 à Metz-Magny.

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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