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Marion, la jeune vauclusienne qui rêvait de conquérir le marché du vin en Chine

Marion, la jeune vauclusienne qui rêvait de conquérir le marché du vin en Chine

Un article rédigé par Florence SALOU - RCF Vaucluse, le 10 mai 2026 - Modifié le 11 mai 2026
Parcours OrientationMarion ROCHE 1 D'une école de commerce à l'hôtellerie de luxe

Marion l’enfant du pays, fille de viticulteur, rêvait de vendre les vins de son père en Chine. Après des années de travail dans des hôtels de luxe et des voyages aux quatre coins du monde, aujourd'hui, elle accueille des futurs-mariés étrangers rêvant de Provence pour le plus beau jour de leur vie!

Marion Roche nous raconte son parcours professionnel, de la lycéenne déterminée à réaliser son projet à l’entrepreneuse provençale qu’elle est aujourd’hui, en passant par la responsable évènementielle d’hôtels de luxe dans des capitales étrangères. Elle nous raconte comment le goût de l’ailleurs, de la découverte et du travail bien fait l’a menée à l’autre bout du monde avant de revenir organiser des mariages de haut standing pour des clients principalement anglophones. Depuis dix ans, exigence, anticipation, réactivité, adaptabilité, inventivité et surtout sérénité sont les maîtres mots de son quotidien professionnel. 

Elle nous raconte comment son rêve de Chine l’a menée sur un chemin inattendu.

photo issue de https://weddings-in-provence.com de Marion Rochephoto issue de https://weddings-in-provence.com de Marion Roche

Ce qu'il faut retenir :

  • métier du luxe
  • expérience professionnelle en Chine

Marion, une lycéenne déterminée

 

 Papa, si chaque Chinois boit un verre de ton vin, nous ferons de belles affaires !  

ainsi avait-elle préparé ses parents à sa carrière professionnelle tournée vers l’Asie. 

Afin de parvenir à cet objectif, la lycéenne studieuse choisit d’apprendre une troisième langue en plus de ses heures scolaires. Elle apprit ainsi le chinois par le CNED et avec un enseignant particulier. Visant le commerce de luxe, elle intégra une prépa aixoise, la Nativité, exigeante mais chaleureuse, avant de rejoindre une école de commerce et de management (IECS) à Strasbourg, spécialité vente et marketing, la seule proposant des stages de dernière année en Chine.

Un stage décevant en Chine, une occasion pour rebondir

 

Malgré sa maîtrise du Chinois qu’elle avait beaucoup travaillé, son arrivée à Shangaï fut plus déconcertante qu’elle ne l’avait imaginée. Son stage d’un an dans une école de management étrangère, obligatoire en dernière année, fut étalé sur deux ans. Comme pour tous les étudiants intégrant les universités chinoises, cette année supplémentaire leur permettait de « parfaire » leur maîtrise de la langue. Proche de son rêve, elle obtint un stage professionnel au rayon caviste d’une enseigne de magasin français implantée dans la ville. Une place idéale pour côtoyer sa future clientèle. La réalité se montra plus amère : peu de clients s’intéressaient réellement aux vins. C’est au cœur de sa destination de rêve qu’elle découvrit que le goût et la découverte du vin y étaient en réalité peu développés. Au début des années 2000, l’achat de vins (de grands crus aux noms célèbres) se révélait être plus un signe extérieur de richesse qu’un goût prononcé pour le liquide. 

Elle ne renonça pourtant pas à poursuivre son cursus. Par une candidature spontanée dans le plus bel hôtel de la ville, elle obtint une opportunité, un poste prometteur : responsable événementiel dans l’hôtellerie de luxe d’une grande enseigne internationale, Mariott. La formation interne à l’entreprise lui apprit les codes, la rigueur et l’adaptabilité pour recevoir les réunions, conférences, galas, lancement de produits, mariages où se rencontrent différentes nationalités. Durant cette période, les vins de son papa (Domaine Roche Cairanne) sont apparus sur les cartes du restaurant ! Son rêve fut réalisé !

 

Une expérience immergée dans le luxe

 

Ces mois de formation marquèrent le départ d’une carrière passionnante et prenante nourrie de l’observation les profils de clients, de leurs habitudes, de leurs modes de vie et de leurs attentes particulièrement exigeantes. Le rapport à l’argent de ces clients-là n’est pas celui du commun des mortels. Et même « ces clients-là » n’ont pas les mêmes profils d’un pays à l’autre, en effet, le luxe reflète la culture d’un pays. Marion peut en témoigner car, après son diplôme, l’enseigne lui proposa un poste à Dubaï puis à Londres, et sa curiosité l’amena à voyager aux quatre coins de la planète. Si le luxe en Chine investit principalement dans les signes extérieurs de richesse parfois excessifs à nos yeux, le luxe à Dubaï s’exposera moins; quand, à Londres, il est teinté par la retenue aristocratique et s’ancre dans la culture artisanale et intellectuelle.

 

image libre de droits issue de Magnific.com

Les voyages, la maîtrise de plusieurs langues, l’investissement et la rigueur sont les ressources indispensables pour faire carrière dans le luxe. C’est un milieu concurrentiel, fermé, prenant, où la richesse ne ruisselle pas réellement sur les métiers en contact avec cette clientèle hors du commun. Certes la France cultive un savoir-faire et un goût du luxe reconnu dans le monde, attirant des touristes argentés, mais il est à noter que beaucoup de boutiques préfèrent engager des vendeurs et vendeuses de la même origine que leurs clients. Elles s’évitent ainsi la barrière de la langue ou les impairs culturels fâcheux. 

Pour en savoir plus, dans la prochaine émission, notre invitée exposera la réalité de cet univers professionnel qu’est le marché du luxe, donnant quelques conseils et quelques avertissements pour les jeunes étudiants envisageant cette voie professionnelle.

 

Retrouvez Marion dans son activité actuelle Wedding in Provence

 

Retrouvez mon blog de biographe Mémoire Partagée

Parcours Orientation
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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