Accueil
Les Halles en commun, un projet urbain atypique au coeur de Rennes
Partager

Les Halles en commun, un projet urbain atypique au coeur de Rennes

RCF Rennes, le 6 décembre 2023  -  Modifié le 12 janvier 2024
Forum de la rédaction Les Halles en commun, un projet urbain atypique au coeur de Rennes

C’est une initiative d’urbanisme pour faire vivre une friche industrielle. A Rennes, dans le quartier de la Courrouze, une vingtaine d’acteurs de l’économie sociale et solidaire se sont installés sur l'ancien site de l'entreprise Euro-Shelter. Une installation provisoire, puisque le site fait l’objet d’un chantier de réhabilitation sur le long court. Rencontre avec ses occupants.

Anne-Elisabeth Bertucci et Etienne Taburet  - RCF Alpha Anne-Elisabeth Bertucci et Etienne Taburet - RCF Alpha

C’est un lieu hybride qui affiche de hautes ambitions environnementales et sociales. À Rennes, dans le quartier de La Courrouze, le projet des Halles en commun reconvertit un ancien site industriel en lieu de vie.

Le lieu était clos, interdit au public. L’entreprise Euro Shelter y fabriquait des unités mobiles pour les armées. Rachetée par Toutenkamion, Euro Shelter quitte progressivement le site qu’elle occupait depuis 1916 pour s’installer à La Janais.

Une ancienne friche en attente de réhabilitation

En attendant sa réhabilitation et pour imaginer son avenir, les Halles en Commun accueillent des acteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’économie circulaire, un projet d’urbanisme transitoire, une phase entre le moment où le les études commencent et le moment où le projet d'aménagement d'un quartier commence. “C’est une phase qui est assez longue, explique Anne-Elisabeth Bertucci, journaliste spécialisée en architecture et l’une des participantes au projet. Au lieu de laisser des locaux vacants, les urbanistes, depuis quelques années,  testent dans les locaux des activités transitoires. C'est à dire que des personnes s'installent, créent des activités enrichissant le projet final, et durant ce laps de temps, une activité temporaire s'installe le temps que le projet d'aménagement démarre.

Une expérimentation sociale, urbaine et économique

A terme, l'ancien site industriel accueillera 190 logements et 10 000 m2 d'activités et bureaux, comprenant un projet de pôle de l'entreprenariat coopératif. Sur ce site de 5 hectares, ce sont, au total, 11 500m2 de bâtiments qui seront réhabilités. En attendant, cet espace d’expérimentation réunit une vingtaine d’associations, entreprise de l’économie sociale et solidaire, dans les milieux culturels, artistiques, dans une activité de recyclage ou vertueuse pour l’environnement. “Ces structures innovent ensemble, détaille un autre occupant des Halles en commun, Etienne Taburet, de l’agence d’art et d’architecture Aitre, également producteur de l’émission A fond la forme, une fois par mois sur RCF Alpha. Elles innovent en termes de gouvernance, sur comment organiser le quotidien de travail dans cet espace partagé, mais elles innovent aussi sur le plan urbain, sur le plan culturel et sur le plan social. Toutes ces expérimentations viennent servir la construction d'un petit morceau de ville, pour des structures qui cherchent leur modèle économique.

Les occupants du lieu

Etienne Taburet et Anne-Elisabeth Bertucci ont une mission de documentation de cette expérience atypique, qui a démarré il y a un an et devrait durer jusqu’à 2025 au moins. Ils ont réalisé des entretiens avec chaque structure présente sur place. Entretiens que vous pouvez écouter ci-dessous.

Les Rennes du compost.

Marion, de l’association Pakadur, qui porte le projet En Boîte le plat.

Mélanie Voluer, coordinatrice à L'équipière, ressourcerie sportive à Rennes.

Alice Pfeifer, fondatrice de l’agence d’urbanisme Facteur urbain.

Mathias Oran, coordinateur de l’association Teenage kicks.

Manuel Jouault, de l’association les Animé.e.s.

Anaïs Landwerlin, chargée de médiation opérationnelle pour l’aménageur Territoire Rennes.

Sylvain Rouaud, responsable du pôle valorisation de la ressourcerie la Belle déchette.

Martin Bonnade, du café restaurant Grabuge.

Sara Fruit, créatrice du bureau d’étude Batirécup.

Céline, de la compagnie théâtrale la Centrifugeuse du poulpe.

Jade Apack, de l’association d’architecture Lost and Find.

Tom Moens, programmateur pour Cartel concerts, structure de production de spectacles.

Samuel Arnoux , directeur de l’association dédiée aux arts hybrides et aux cultures numériques Electroni-k.

Carole Rabiniaux, créatrice de l'entreprise d'upcycling Madeleine Adore.

Cécile Régniaux, trésorière de l’association La Caverne.


 

 

Cet article vous a plu ?
partager le lien ...

RCF vit grâce à vos dons

RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation  de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

  • Ce don ne me coûte que 0.00 € après déduction fiscale

  • 80

    Ce don ne me coûte que 27.20 € après déduction fiscale

  • 100

    Ce don ne me coûte que 34.00 € après déduction fiscale

Faire un don