Eric Ciotti veut "vendre les logements de Côte d'Azur Habitat qui ne sont pas dans la métropole": est-ce réalisable et à quel prix ?
Lors de son meeting du mercredi 7 janvier 2026 à Nice, le candidat à la mairie, Eric Ciotti, a annoncé un grand plan de rénovation des logements de Côte d'Azur Habitat (bailleur social de la métropole Nice Côte d'Azur) estimant qu'ils étaient "indignes, insalubres".
Des logements du bailleur Côte d'Azur Habitat - Illustration RCFPour le candidat président de l'UDR, "nous allons vendre tous les logements sociaux de Côte d'Azur Habitat qui ne sont pas situés dans la métropole. Les recettes à hauteur de 400 millions d'euros seront affectées à la construction de nouveaux logements et à la rénovation des logements de ces organismes. Nous ferons œuvre utile".
Un mauvais calcul ?
Anthony Borré, président de Côte d'Azur Habitat y voit "de la très mauvaise gestion" et s'en explique sur RCF. "Nous avons sur les 20 000 logements, 4200 logements hors de la métropole Nice Côte d'Azur". Ce parc de logement existe donc. Mais il y a un couac de calcul pour Anthony Borré. "400 millions d'euros: cela voudrait dire qu'il faudrait les vendre tous à 95 000€ par logement". Pour le président de Côte d'Azur Habitat "ce n’est pas les prix du marché hors littoral" et ces logements ne se situent pas tous sur la bande littorale. D'autres arguments viennent compliquer la proposition du candidat Eric Ciotti. "Sur ces logements, l’office a des emprunts à rembourser à hauteur de 200 millions d’euros" explique Anthony Borré. Par ailleurs, "la perte de loyer serait de 20 millions d’euros. Nous devrions alors licencier des agents qui travaillent sur ces secteurs : cela a un coût".
330 millions d'euros de rénovations
Concernant la rénovation des logements, le président de Côte d'Azur Habitat estime que "la vraie réponse est déjà engagée: un plan stratégique de patrimoine voté en 2024 pour 330 millions d’euros de rénovation sur nos résidences et ça a commencé". Pour Anthony Borré, "l’avenir de l’office n’est pas de se séparer de son patrimoine, c’est au contraire de proposer d’autres types de produit comme le BRS (accession sociale à la propriété). C’est pour cela je nous avons créé une société d’économie mixte à laquelle Olivier Breuilly a contribué quand il était DGS". Olivier Breuilly qui est désormais colistier d'Eric Ciotti.
