Devenir journaliste radio, le projet de Noah, étudiant bénévole pour RCF
Animateur radio et journaliste radio sont deux métiers différents. L'animateur assure la cohérence de l'émission, l'ambiance, l'insertion des reportages, des infos, des publicités, des musiques et des jeux durant sa tranche d'antenne. Le journaliste, lui, est là pour informer les auditeurs, écrire des articles et réaliser des reportages d’actualité avec la rigueur informationnelle qui est attendue de lui. Noah BEDOS, lui, s'investit pleinement dans ses études pour réaliser son rêve de devenir journaliste radio. Il nous explique le parcours qu'il envisage pour y parvenir après sa licence de Sciences du Langage option Média à l'université de Montpellier.
photo Florence SALOUCe qu'il faut retenir :
- parcours pour devenir journaliste
- métier de pigiste
- métier de journaliste
Le profil d'un postulant journaliste
Le journalisme, Noah le sait parfaitement, demande à la fois une bonne culture générale pour appréhender ses sujets, une compétence rédactionnelle pour être clair et donner envie d'être écouter, une aisance orale pour interviewer et prendre l'antenne, ainsi qu'une maîtrise de la législation du droit à l'image. Cette rigueur journalistique est indispensable car, sans cela le sérieux de la rédaction qui vous emploie sera entaché et son image endommagée. Le sérieux, l'investissement (rémunérations journalistiques à hauteur d'au moins 50% des revenus personnels) et la réputation d'un journaliste lui permettra d'obtenir la carte de journaliste délivrée sur avis de la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels.
Celui qui ambitionne cette carrière professionnelle aura d'autant plus de chances d'y parvenir s'il a suivi une solide formation dispensée dans l'une des 16 écoles reconnues par la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi des Journalistes. 16 écoles pour tous les étudiants intéressés par le journalisme en France, c'est une voie de formation sélective. Les places d'entrées sont reçues comme des tickets gagnants de loterie, toutefois, ici, il ne s'agit pas de chance ni de tirage au sort. La sélection des futurs étudiants journalistes se réalise après lecture de leur dossier de licence, puis sur épreuves écrites et orales. Pour les réussir, le postulant doit avoir un bagage solide en culture générale, suivi de l'actualité, langue, orthographe, élocution, réglementation du journalisme... La plupart de ces écoles délivrent un master en fin de formation, d'autres un bachelor universitaire. Cette année, une nouvelle voie s'ouvre : l'université de Metz ouvre un master Journalisme & Médias Numérique.
Des débuts de carrière
Même une fois diplômé, la voie n'est pas toute tracée pour le jeune journaliste passionné. Des postes de pigistes / correspondants local de presse sont généralement les premiers emplois pour entrer dans le métier. Payé à l'article, le pigiste propose des sujets et fait ses preuves avec le temps. Il peut accumuler les contrats de piges dans différentes rédactions et se créer ainsi un emploi à temps complet. Travailler pour différentes radios enrichit la connaissance du métier et du milieu professionnel, avant de fixer son ambition sur une radio privilégiée.
Certaines rédactions recrutent, parmi cette cohorte de pigistes indépendants, des pigistes titulaires et leur offre un emploi fixe. Le quotidien d'un tel poste consiste à se voir confier un sujet, le traiter, l'écrire, enregistrer des témoins ou des interlocuteurs officiels et monter un reportage audio en une journée. Le son doit être prêt à 16 heures 30 pour être diffusé le lendemain, qu'importent les difficulté à joindre ou à convaincre les interlocuteurs que vous cibliez. Il faut donc être réactif et imaginatif pour trouver les contacts opportuns pour votre sujet.
Un avenir esquissé.
Noah, pour sa part, se rêve journaliste titulaire d'une radio locale afin d'accompagner au plus près la vie des auditeurs : leur village, leur patrimoine, les animations de proximité, l'actualité sociale et politique de la région... Il est toutefois lucide sur son début de carrière qui se constituera principalement de missions ponctuelles et de petits contrats. Il travaille avec énergie à réussir sa dernière année de licence pour parvenir à entrer dans une école de journalisme proposant une formation en alternance. Étudier tout en expérimentant le quotidien professionnel d'une rédaction serait, pour lui, le meilleur moyen d'affuter ses compétences.
Au vu de son investissement et de son sérieux apportés bénévolement à la rédaction de RCF depuis plus d'un an, nous avons beaucoup d'espoir quant à sa future carrière !


L'orientation scolaire a ses codes, ses techniques, son vocabulaire. Catherine Esquer, praticienne en orientation chez Avenir Factory décortique avec ses invités, tous les mots clés pour mieux préparer l'avenir.



