Lyon : la Part-Dieu, un quartier d'affaires en pleine féminisation mais aux fortes disparités salariales
Alors que le quartier de la Part-Dieu fêtait ses 50 ans en 2025, l'INSEE publie une étude sur le quartier d'affaires de la métropole. Fréquentation, composition sociale et profils des salariés ont été analysés. Conclusion : un taux très élevé de féminisation dans les commerces du centre commercial et une importante part de jeunes parmi les salariés.
L'INSEE publie le 6 mai 2026 une étude sur le quartier de la Part-Dieu - © Vincent Montcuit Les femmes représentent 57 % du personnel du centre commercial. Voilà l'un des chiffres marquants de cette étude publiée par la délégation régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes de l'INSEE parue ce 6 mai. L'Institut des statiques et des études économique relève une importante féminisation au sein du centre commercial, locomotive de la Part-Dieu.
Une dynamique qui peut s'expliquer par l'effet "centre commercial" pour Maurice Serge, chargée de mission à l'INSEE : « Le commerce est traditionnellement très féminisé. Il faut bien comprendre la mécanique. Il y a une importante concentration de commerces. Mécaniquement, une grosse part de féminisation émerge ».
Une concentration importante de jeunes salariés en premier emploi
Dans leur étude, les statisticiens ont aussi mis en évidence que la majorité des 5 000 salariés du centre commercial étaient à temps partiel et présentaient un salaire deux fois moins élevé que dans le reste du quartier. Comme l'explique Ivan Debouzy, co-auteur de l'étude et chargé d'étude à l'INSEE : « C'est un salariat jeune, à plus de 30 % en temps partiel tandis que dans le quartier, on est à 16 %. Nettement moins rémunéré, car le salaire net médian mensuel est de 1 670 euros contre 2 350 pour le reste du quartier ».
La Part-Dieu, c'est 286 commerces et 5 000 salariés. C'est le premier centre commercial au niveau européen. Quant au quartier, il figure en deuxième position derrière la Défense à Paris.
L'étude met aussi un point d'honneur à la provenance des salariés dans le quartier. 33 % habitent en dehors de la métropole et viennent y travailler.
