JavaScript is required
Accueil
Elle chantait Carmen à 3 ans, elle est devenue professeure de harpe

Elle chantait Carmen à 3 ans, elle est devenue professeure de harpe

Un article rédigé par Florence SALOU - RCF Vaucluse, le 13 mai 2026 - Modifié le 14 mai 2026

Très jeune, Allison a développé une grande sensibilité aux diverses musiques qu'écoutaient ses parents mélomanes. La voix de l'opéra Carmen fut sa première émotion musicale. Du haut de ses trois ans, elle avait pris l'habitude de l'écouter et de la chanter en voiture... Dès lors, elle ne cessa de chanter, d'écouter de la musique et de rêver d'en faire son métier.

Allison NOSAL nous raconte comment sa passion d'enfant est resté le fil conducteur de son orientation jusqu'à devenir aujourd'hui professeure de harpe.

image libre de droit issue de pixabay.comimage libre de droit issue de pixabay.com

Ce qu'il faut retenir :

  • parcours pour devenir professeure de harpe

Une passion d'enfant

 

La petite Allison, bouleversée aux larmes par chaque écoute de la Traviata, était donc décidée à devenir chanteuse. Ses parents étaient certes investis dans une association culturelle mais ils n'avaient aucune expérience de l'univers professionnel de la musique. Puisqu'il fallait débuter quelque part, à huit ans, elle intégra la chorale de la maîtrise de l'opéra d'Avignon. Sa passion ne s'y est pas démentie, l'exigence qu'on attendait d'elle ne l'a pas dissuadée. De concerts régionaux à des figurations d'opéras, le chant restait son plaisir. En revanche, l'esprit de compétition qui régnait au sein des chanteurs finit par atteindre sa motivation mais pas son rêve de travailler dans la musique. Proche de chez elle, un cours de musique municipal de flûte de à bec lui permit de s'essayer à la pratique instrumentale. La professeure conseilla à ses parents de l'inscrire au conservatoire d'Avignon.

image libre de droit issue de pixabay.com

Un cursus scolaire adapté

Poussant les portes du conservatoire, s'ouvrait alors à elle le choix d'un instrument qu'elle travaillerait des heures chaque semaine. Du haut de ses dix ans, elle était déjà trop « vieille » pour apprendre le piano, mais elle eut le coup de foudre pour un instrument inattendu, une harpe.

L'inconvénient de celle-ci, outre la place qu'elle prend, est son coût d'achat (environ 1400€ pour un modèle d'études). Faute d'en avoir une à la maison, elle passa de nombreuses heures au conservatoire pour s'exercer. Si les cours au conservatoire implique un nombre d'heures de travail important et une diversité de disciplines, les élèves les plus investis s'inscrivent dès le collège en Classe à Horaires Aménagés Musique. Ce cursus le permet de suivre une scolarité au sein d'un établissement public et un cycle du conservatoire intégré à leur emploi du temps. Allison put ainsi être élève au collège Jules Vernes du Pontet et au conservatoire durant ses quatre années de collège.

 

image libre de droit issue de pixabay.com

Une orientation vers la professionnalisation

L'entrée au lycée entraîna chez elle une profonde remise en question, face à l'exigence grandissante de la formation au conservatoire parfois incompatible avec sa grande sensibilité. Il n'en restait pas moins qu'Allison persistait à vouloir devenir professionnelle et poursuivit son cursus tout en suivant une section Littéraire et Musique au lycée Aubanel.

Le bac en poche, elle prépara le concours de professeur de musique proposé par le CFDEM (Centre de Formation Des Enseignements de Musique) d'Aubagne et suivit en parallèle une licence de Lettres Modernes. Elle présenta ensuite le concours national d'enseignant de musique de la fonction publique territoriale à Angers. Grâce à celui-ci, elle entra dans un cursus de formation continue complet qui lui permit de devenir « un couteau suisse » de l'enseignement de la musique pour les collectivités territoriales. Son premier poste lui ouvrit les portes de l'école de musique du Thor, par les ateliers d'éveil musical, les cours de formation musicale (autrefois appelée solfège) et des cours de harpe, son instrument de prédilection. 

Depuis plus de vingt ans, au sein de cette école partenaire du conservatoire, elle accompagne des élèves de tous âges et de tous niveaux avec une pédagogie orientée sur le jeu de groupe. La place et le travail de chacun dans la réalisation d'un morceau de musique motive tous les élèves à produire une présentation dont ils seront fiers ensemble. Et notre invitée n'hésite jamais à adapter les titres proposés par les élèves pour qu'ils puissent les jouer à la harpe, et ce qu'importe le style proposé ! Pour elle, la harpe ne doit pas se limiter au style classique ou celte, elle peut interpréter des morceaux très actuels.

Allison, d'années en années, de projets en projets, reste passionnée par tout ce que la musique peut développer chez l'enfant : l'écoute de soi et des autres, la dextérité, la logique, la sensibilité, la mémoire, la persévérance...

Dans la prochaine émission, Allison nous dévoile, à travers son expérience, les cursus possibles pour devenir professeur de musique et le quotidien de ce métier !

 

Pour découvrir l'école de musique du Thor, partenaire du conservatoire d'Avignon cliquez ICI

 

Pour découvrir mon blog de biographe Mémoire Partagée, cliquez ICI

 

Parcours Orientation
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Parcours Orientation
Parcours Orientation
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.